Van Overtveldt critique la "cacophonie" d'Athènes

"La Grèce doit poursuivre le programme de réformes, dans son propre intérêt et celui de toute la zone euro," a déclaré le ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA), suite à la demande de son collègue grec Yanis Varoufakis de prolonger le programme de crédit de quelques mois. Van Overtveldt s’en prend aussi à la manière de communiquer du nouveau gouvernement grec.

Après deux semaines de tractations infructueuses avec ses partenaires de la zone euro, le gouvernement grec a fait un premier pas mardi soir en indiquant qu'il allait demander "l'extension" du programme de financement international du pays. Il tiendra ainsi compte de l'ultimatum posé lundi par la zone euro qui donne à Athènes jusqu'à vendredi pour demander un prolongement de ce programme qui prend fin le 28 février. Mais il refuse de se plier aux cinq conditions qui l'accompagnent.

Parmi elles figurent notamment la promesse de ne pas détricoter les réformes déjà engagées, de ne pas en engager de nouvelles qui pèseraient sur les finances publiques grecques, ou encore un engagement d'Athènes à rembourser tous ses créanciers.

Le ministre belge Johan Van Overtveldt a critiqué à la VRT la manière de communiquer du nouveau gouvernement grec. "C’est une véritable cacophonie ce que nous entendons à Athènes. J’ai entendu le Premier ministre Alexis Tsipras déclarer qu’il allait mettre en œuvre son programme gouvernemental et ignorer les exigences des pays de la zone euro . Et à présent, il y a la demande du ministre des Finances Yanis Varoufakis de prolongation de prêts."

Van Overtveldt reconnaît qu’il y a encore assez de temps- environ une semaine - pour négocier mais estime que la Grèce devrait écouter très attentivement ce que les autres pays de la zone euro lui disent de manière uniforme. "Nous le faisons avec les meilleures intentions, il n’y a personne qui veut punir la Grèce".