Electrabel : "Pas d'évolution des défauts dus à l'hydrogène"

Les défauts dus à l'hydrogène apparus dans les réacteurs nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 n'ont pas évolué, assure samedi Electrabel. Au cours des derniers tests - qui sont toujours en cours - le gestionnaire des centrales a augmenté la sensibilité des paramètres d'analyse, indique une porte-parole, réagissant à la publication dans le journal Le Soir d'un article faisant état de microfissures plus importantes qu'annoncé.

Les tests supplémentaires ont été convenus entre Electrabel et l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) lors du redémarrage des deux réacteurs en juin 2013. Il s'agissait de vérifier la résistance des matériaux irradiés et la qualité des techniques d'inspection afin de s'assurer que l'on puisse détecter les défauts avec le plus de précision possible.
Pour atteindre le niveau optimal de sécurité, Electrabel a rehaussé la sensibilité des paramètres d'analyse. C'est pour cette raison, selon l'entreprise, que les valeurs publiées samedi sont un peu plus élevées qu'initialement annoncé. Concernant la taille des défauts, elle n'a pas évolué, estime encore le gestionnaire. "Les tests menés successivement en 2012, 2013 et 2014 ont toujours donné les mêmes résultats", l'augmentation des valeurs est donc due à la modification de la sensibilité des paramètres, estime-t-il.
La porte-parole rappelle que les tests sont encore en cours. "Nous essayons de les conclure le plus rapidement possible pour transmettre les rapports à l'AFCN afin qu'elle puisse prendre une décision concernant le redémarrage des centrales."