Manque de places dans les écoles flamandes à Bruxelles

La pénurie importante de places dans les écoles primaires néerlandophones de la capitale perdure. Des 5.000 enfants qui ont demandé en janvier dernier une place pour l’année scolaire 2015/16, quelque 2.800 n’en ont pas encore trouvé. Le manque de places est surtout criant en maternelles et en première primaire.

Les parents qui voulaient obtenir une place pour leur enfant dans une école primaire néerlandophone de Bruxelles, pour l’année scolaire prochaine, pouvaient déjà le faire en janvier dernier via le site internet www.inschrijveninbrussel.be. Au total, 5.133 demandes ont ainsi été effectuées, pour 3.082 places disponibles. La demande dépasse donc de loin l’offre.

Mercredi dernier, les parents qui avaient introduit une demande ont appris si leur enfant pourrait commencer en septembre prochain dans l’école de leur choix. Quelque 2.331 enfants ont ainsi une réponse positive, alors que 2.802 enfants se sont vu répondre qu’ils n’avaient actuellement pas encore de place d’étude.

La pénurie de places dans les écoles primaires néerlandophones de la capitale se marque avant tout dans les sections primaires et en première primaire. C’est avant tout en première maternelle que le manque de places est criant : sur les 1.022 demandes pas moins de 904 ont reçu une réponse négative.

Les chances de trouver une place varient aussi selon les communes bruxelloises. Pour les habitants de Saint-Josse-ten-Noode, d’Evere et de Schaerbeek, la probabilité de trouver une place dans une école primaire néerlandophone est la plus restreinte. Seuls 30% des enfants de ces communes reçoivent une place.

La Plate-forme locale de concertation pour l’enseignement primaire à Bruxelles estime que le nombre de parents qui n’obtiennent pas de place pour leur enfant dans l’enseignement primaire néerlandophone à Bruxelles devient réellement inquiétant. Elle affirme que les autorités doivent poursuivre les efforts réalisés jusqu’à présent et continuer à investir dans la création de nouvelles places.

Il y a cependant quelques nuances, souligne Walentina Cools, présidente de la plate-forme locale de concertation. "Pas tous les parents n’ont pas trouvé d’école pour leur enfant. Certains veulent aussi changer leur enfant d’école. Parmi les écoliers qui ont reçu une place d’étude, 550 d’entre eux vont déjà dans une école néerlandophone. S’ils changent d’école, leur place se libèrera pour un autre enfant".