Les taxis protestent contre le plan bruxellois de Pascal Smet

La police de la zone Bruxelles Capitale-Ixelles prévoyait qu’un millier de chauffeurs de taxi prendrait part à l’action de protestation du secteur contre le plan du ministre régional du Transport, Pascal Smet. Ils étaient finalement quelque 600 taxis (photo), venus partiellement de l'étranger. Leur cortège a roulé de la gare du Nord au rond-point Schuman, gênant ainsi 5 lignes de bus. La police avait conseillé d’éviter le centre de la capitale ce mardi, au moins jusqu’en début d’après-midi.

Les véhicules des chauffeurs de taxis devaient se réunir dès 10h à la gare de Bruxelles-Nord. Ils étaient déjà là plus tôt, au nombre de 600 environ, pour prendre le départ de la manifestation vers 10h30. L'itinéraire a compris le passage du cortège par le Boulevard Roi Albert II en direction de la petite ceinture et ensuite par les Boulevards Jacqmain et Anspach vers le centre-ville.

Les manifestants ont ensuite pris la direction du Grand Sablon, via la rue du Lombard et la rue de la Régence, pour accéder à la Place Poelaert, avant de se diriger vers la rue Belliard et l'avenue d'Auderghem. Les actions ont pris fin vers 14h au rond-point Robert Schuman, dans le quartier des institutions européennes.

La police avait conseillé d'éviter le centre-ville et les lieux se trouvant à proximité du parcours de la manifestation. "La circulation des transports en commun de surface se trouvera également perturbée par les actions. Le métro circulera normalement", expliquaient les forces de l'ordre bruxelloises lundi soir.

Finalement, cinq lignes de bus ont été perturbées par le passage du cortège de taxis.

Les représentants des principales associations d'exploitants de services de taxis de la capitale avaient décidé la semaine dernière d'organiser une manifestation dans les rues de la capitale ce 3 mars afin de donner un large écho aux inquiétudes du secteur par rapport au Plan taxi 2014-2019, rendu public vendredi dernier par le ministre bruxellois du Transport Pascal Smet (photo).

Le front commun des associations d’exploitants de taxis et centraux radios, soutenu par le syndicat socialiste, critique l’approbation hâtive, jeudi dernier, par le gouvernement bruxellois du Plan qui prévoit notamment un cadre légal permettant à la firme américaine Uber (photo) d’être active dans la Région capitale.

Les taxis bruxellois estiment que le Plan Taxi "alourdit considérablement les obligations faites aux taxis officiels, tout en ouvrant la porte à d’autres opérateurs pour qui les exigences sont allégées, voire nulles et, de toute façon, incontrôlables".

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a réaffirmé lundi soir sa volonté de poursuivre le dialogue social avec le secteur des taxis à la veille de la manifestation. Ce mardi, une entrevue était prévue entre Rudi Vervoort et une délégation de chauffeurs de taxi.