Le patron du VDAB veut activer les prépensionnés jusqu'à leurs 65 ans

Fons Leroy, l'administrateur-délégué du VDAB, le service d'emploi public de la Région flamande, s'immisce dans la discussion actuelle sur les prépensionnés qui agite actuellement le gouvernement. Dans une interview à De Tijd publiée jeudi, il laisse ainsi entendre qu'il est tout à fait normal que les nouveaux prépensionnés soient accompagnés dans la recherche d'un nouvel emploi jusqu'à leurs 65 ans.

"C'est un bon principe d'activer les gens jusqu'au moment de leur vraie pension", déclare Fons Leroy, dont l'étiquette est socialiste, selon le quotidien économique et financier.

L'administrateur-délégue du VDAB estime que son service et les prépensionnés ont une responsabilité partagée. "Nous accompagnons le demandeur d'emploi, mais lui-même doit aussi faire des efforts."

Fons Leroy appuie sur un nerf sensible alors que le dossier de l'obligation de disponibilité des prépensionnés sur le marché de l'emploi figure actuellement au sommet de l'agenda politique du gouvernement fédéral.
 

Le SETCa menace de mener des actions dès lundi

Le SETCa, le syndicat socialiste des employés, techniciens et cadres, menace de mener des actions "dès le début de la semaine prochaine", si le gouvernement n'accepte pas l'intégralité du compromis conclu au sein du Groupe des 10 sur l'activation des chômeurs âgés et des prépensionnés, a déclaré Erwin De Deyn, le président du SETCa, à l'occasion de la journée d'ouverture du 18e congrès du syndicat socialiste à Blankenberge.

"L'accord trouvé lundi sur la disponibilité des prépensionnés et des chômeurs âgés est le résultat d'une concertation sociale difficile entre syndicats et employeurs. Un résultat que l'on peut qualifier de pas dans la bonne direction", a fait savoir le SETCa dans un communiqué.

"Le gouvernement doit à présent exécuter cet accord ! Ne pas le faire serait une véritable déclaration de guerre à la concertation sociale et les réactions sur le terrain seraient dès lors à l'avenant", a ajouté le syndicat, évoquant des actions, dès la semaine prochaine, dans les secteurs et les entreprises.

Selon Erwin De Deyn, cette position n'est pas seulement partagée par le SETCa mais également par d'autres centrales au sein du syndicat socialiste. "Ces actions peuvent prendre toutes les directions. Les gens sont sur les nerfs. Nous ne devrons rien organiser. Cela éclatera spontanément."

Le SETCa, qui n'accepte toujours pas le saut d'index, déplore par ailleurs "les récentes attaques des assureurs sur le rendement légalement garanti des pensions complémentaires". Pour le syndicat, "le revenu du travailleur moyen est touché, tandis que les revenus du capital restent hors d'atteinte."

Le congrès du SETCa, centrale qui représente quelque 420.000 membres, se déroule jusque vendredi.