La Cour suprême espagnole rejette la demande de Sartiau

La plus haute juridiction espagnole a finalement rejeté ce mercredi la demande de reconnaissance de paternité déposée par Ingrid Sartiau, concernant le roi Juan Carlos, qui a abdiqué en juin 2014. En janvier dernier, un tribunal à Madrid avait pourtant encore accepté d’examiner la demande de la Belge (48 ans), mais le souverain espagnol (77 ans) a entretemps déposé un recours devant la justice.

Le Tribunal suprême a accepté le recours de Don Juan Carlos de Bourbon, qui conserve le titre honorifique de roi, déposé en février contre la demande d'Ingrid Sartiau, une Belge âgée de 48 ans qui assure être le fruit d'une liaison entre Juan Carlos et sa mère. Cette haute juridiction a logiquement rejeté dans la foulée le recours d'Ingrid Sartiau, qui exigeait des tests ADN sur la base du feu vert octroyé en janvier par une juridiction inférieure à l'examen de sa demande de reconnaissance en paternité.

Ingrid Sartiau, originaire de Kruibeke, avait déposé cette demande après que Juan Carlos ait perdu son immunité totale en abdiquant. Elle tente depuis des années de prouver que Juan Carlos est son père biologique. "C'est important pour moi, et mes enfants", expliquait-elle récemment à la VRT.

L'arrêt du tribunal suprême, dont les attendus n'ont pas été communiqués, ne peut désormais être contesté que devant le tribunal constitutionnel.

Ingrid Jeanne Sartiau affirme avoir été conçue par Juan Carlos (photo) au milieu des années 1960 avant qu'il ne devienne roi. Il a épousé la reine Sofia en 1962 et est devenu roi d'Espagne en 1975, après la mort du dictateur Francisco Franco. Après 39 ans de règne, il a abdiqué, le 18 juin 2014 en faveur de son fils Felipe VI (47 ans), dans l'espoir de redorer le blason de la monarchie.

Les dernières années de règne de Juan Carlos ont en effet été entachées par une série de scandales, dont celui pour corruption dans lequel est impliqué sa plus jeune fille Cristina, âgée de 49 ans. L'ancien monarque avait également dû faire des excuses publiques inédites après une chasse à l'éléphant au Botswana en 2012, alors que l'Espagne s'enfonçait dans la crise.

AP2000