Le nombre de militaires en rue sera réduit

Le comité ministériel restreint du gouvernement fédéral a décidé jeudi soir de ramener de 300 à 210 le nombre de militaires affectés à la protection de bâtiments dans le pays. Cette mesure fait suite à la décision de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), lundi, d’abaisser le niveau général de menace terroriste de 3 à 2.
Nicolas Maeterlinck

Depuis les attentats à Paris et l’opération anti-terroriste à Verviers en janvier, le niveau de menace terroriste avait été relevé de 2 à 3 pour l’ensemble de la Belgique et des militaires avaient été postés en divers endroits plus vulnérables ou sensibles dans le pays, pour y monter la garde et seconder ainsi les services de police.

Après avoir prolongé deux fois le relèvement du niveau de menace, l'OCAM a estimé lundi qu’il pouvait à nouveau être abaissé à 2. Mais l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace a maintenu un niveau 3 pour certaines affectations particulières, telles que des bâtiments de la communauté juive, à Bruxelles et Anvers, les institutions européennes, des ambassades, le palais de Justice de Bruxelles, certains ministères - comme celui des Affaires étrangères - et certaines stations de métro.

Les militaires continueront donc de surveiller ces implantations, indiquait ce jeudi l'entourage du Premier ministre Charles Michel.

En revanche, les palais de Justice de Liège, Huy et Verviers ne sont pas maintenus au niveau 3 et ne bénéficieront plus de la protection militaire. A l'initiative du vice-Premier ministre et ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders (photo), les mêmes tâches de surveillance seront cependant poursuivies par la police dans le cadre d'un "niveau 2 particulier".

Ces mesures seront réévaluées tous les mois, sauf si la situation exigeait un réexamen plus urgent de la situation.

Dans l'entourage du gouvernement, on indique que cette prise en charge n'aura pas de réelle influence budgétaire. La surveillance opérée par des militaires est moins onéreuse que le recours, pour ces tâches spécifiques, à des policiers statutaires, assure-t-on. L'impact budgétaire sera examiné lors du contrôle budgétaire.