Les petites allocations et pensions haussées de 2%

Le Conseil des ministres a approuvé ce vendredi une série d’arrêtés royaux qui concrétisent la revalorisation de l’enveloppe bien-être visant à ramener progressivement le niveau des allocations les plus basses (notamment pour invalidité et incapacité de travail) et les petites pensions au-dessus du seuil européen de pauvreté. Comme cela avait été convenu dans l’accord social, conclu fin janvier entre partenaire sociaux et gouvernement fédéral.

"L'enveloppe bien-être, financée à hauteur de 650 millions d'euros en 2013-2014, passe à 950 millions d'euros en 2015-2016", a rappelé vendredi le ministre fédéral des Pensions Daniel Bacquelaine (photo). La moitié du montant, soit 497 millions d'euros, est affectée à la revalorisation des (petites) pensions.

Tous les pensionnés d'avant 1995 verront leur retraite augmenter d'1%, sauf - et c'est souvent le cas - s'il s'agit de revenus minimums de pensions qui seront, eux, revalorisés de 2%. Les augmentations de 1% et 2% ne seront dès lors pas cumulables.

L'effort sur l'enveloppe bien-être vise également, spécifiquement, les "droits minimaux" appelés "petits minimaux". Les pensionnés concernés ont effectué une carrière mixte qui leur donne droit aujourd'hui à des revenus de retraite de 300, 400 ou 500 euros par mois. Les mécanismes de calcul de leurs pensions sont défavorables, les montants étant inférieurs aux pensions des salariés et des indépendants. Le niveau sera désormais calqué sur celui des pensions minimales pour les salariés, sachant que les régimes indépendants et salariés seront harmonisés en août.

Enfin, le gouvernement a approuvé la décision d'augmenter le pécule de vacances des pensions de 15% par rapport à 2012. Il s'agit là des pensionnés qui ont cotisé dans le régime des travailleurs salariés. La moitié de l'effort de 15% avait déjà été réalisé en 2013-2014.

Enfin en matière de santé, le Conseil des ministres a approuvé les arrêtés royaux qui permettront d'augmenter la prime de rattrapage pour les invalides de 160 euros par an, ainsi que les montants maximums de l'allocation journalière pour les personnes en incapacité de travail.

"Il s'agit d'une partie des mesures dont il a été convenu dans l'accord social", passé fin janvier entre les partenaires sociaux et le gouvernement fédéral, "et que nous concrétisons l'une après l'autre", précisait la ministre de la Santé publique, Maggie De Block (photo principale).