Deux prisons belges accueilleront les détenus les plus radicalisés

Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) a finalisé son plan contre la radicalisation en prison. Désormais, les détenus radicalisés susceptibles d’attirer d’autres détenus sur le chemin du djihadisme seront incarcérés dans l'une des deux sections particulières qui leur seront réservées dans les prisons de Bruges et d’Ittre.
BELGA/DESPLENTER

Pour les détenus susceptibles de choisir la voie de l'extrémisme ou ceux condamnés pour des faits liés au terrorisme sans pour autant être considérés comme recruteurs, l'idée est de les laisser dans un environnement "normal" mais en les faisant suivre par le personnel et des conseillers islamiques, dont le nombre passera de 18 à 27.

Au total, les sections prévues dans les deux prisons pourront accueillir 16 détenus à Bruges, et 26 à Ittre, indique le ministre de la Justice dans un entretien accordé au quotidien De Morgen. Les détenus suspectés de préparer des actes terroristes seront, eux, placés en cellule de haute sécurité.

Le plan contre la radicalisation passe également par la formation du personnel pénitentiaire à la détection de la radicalisation et par l'optimisation des contacts entre établissements pénitentiaires, parquet fédéral et services de renseignements.

D’après Koen Geens, ce plan d’action coûtera au total 7 millions d’euros. En instaurant des sections spéciales dans ses établissements pénitentiaires, la Belgique suit l’exemple de la France et des Pays-Bas, deux pays voisins qui ont déjà appliqué de telles mesures.