L’industrie belge de la patate transformée en grande forme

L’an dernier, un record de 3,8 millions de tonnes de pommes de terre ont été transformées en divers produits de consommation, à commencer par les frites surgelées. La Belgique reste le plus grand exportateur mondial de produits surgelés à base de pomme de terre. C’est ce que révèlent les chiffres de l’organisation professionnelle Belgapom.

Après avoir connu en 2013 un "léger fléchissement", qui représentait sa première baisse depuis 1999, l'industrie belge de la transformation de la pomme de terre a renoué avec la croissance en 2014. Au total, quelque 3,8 millions de tonnes de pommes de terre ont été transformées en divers produits de consommation (frites, chips, granulés, pommes de terre épluchées, notamment).

Ceci représente une hausse de 6,9% par rapport à 2013 et un record pour le secteur, annonçait ce lundi la fédération sectorielle Belgapom. En 1990, le secteur ne transformait que 500.000 tonnes de pommes de terre, rappelle Belgapom.

Le retour à la croissance de 2014 s'explique principalement par une demande en hausse en provenance des marchés d'exportation hors Europe.

La transformation belge de la pomme de terre a ainsi confirmé "sa position en tant que premier exportateur mondial de produits surgelés à base de pommes de terre" et "prend une avance de plus en plus importante sur les Pays-Bas, qui occupent la deuxième position", souligne Belgapom dans un communiqué.

Expansions en vue

En 2014, le secteur belge de la transformation de la pomme de terre représentait 18 entreprises pour près de 2.900 emplois. Le secteur a investi plus de 115 millions d'euros l'an dernier.

Le secteur veut encore approcher de nouveaux marchés, notamment en Asie. La Chine veut ainsi produire nettement plus de pommes de terre, à terme. Ce qui offre des possibilités aux entreprises belges, explique Romain Cools, secrétaire général de Belgapom.

Le secteur travaille aussi à une amélioration e l’image de la pomme de terre belge. Dans les pays anglo-saxons, on parle encore toujours de "French fries" pour décrire les frites. Belgapom veut arriver à faire comprendre aux habitants de ces pays qu’il faudrait dire "Belgian fries".