John Crombez blanchi par les députés flamands

L'ancien secrétaire d'Etat John Crombez, candidat à la présidence du sp.a, n'a pas commis de faute déontologique en prenant contact avec une juge de la jeunesse dans un dossier de violence familiale, a tranché mercredi une commission du parlement flamand appelée à se prononcer sur ce cas.

"La discussion a été passionnante, mais la décision a été prise à l'unanimité", a indiqué le président du parlement, Jan Peumans (N-VA).

M. Crombez, chef de groupe SP.A au parlement flamand, devait s'expliquer devant la commission de déontologie du parlement flamand pour un contact avec une juge de la jeunesse, destiné à attirer son attention sur la situation potentiellement dangereuse de deux enfants dans une affaire de violence intrafamiliale.

La sanction la plus lourde qu'il risquait était un blâme, mais d'aucuns y avaient vu une tentative de déstabilisation dans la course à la présidence du SP.A.

La décision qui le blanchit se fonde sur l'article 19 du code de déontologie des parlementaires, selon lequel ces derniers peuvent effectuer des "interventions motivées" dans les limites du cadre légal, telles que des demandes d'explication sur une décision ou sur l'état d'avancement d'un dossier.

Les députés peuvent ainsi "porter l'attention sur des éléments spécifiques d'un dossier, par exemple le contexte social de l'intéressé", selon l'article en question.

John Crombez s'est dit soulagé. "Ça m'a surpris de devoir répondre sur ce dossier. Je m'occupe depuis des années de ce genre de dossier, je sais ce qui est permis et ce qui ne l'est pas" en termes d'informations dont peut disposer un député au regard de la loi et du code de déontologie".