Mieux vaut redoubler en 3ème maternelle qu’en 1ère primaire

Refaire la troisième maternelle a un impact moins négatif que de redoubler en première primaire. C’est en tous cas ce qui ressort d’une étude menée par l’Université de Louvain (KUL) qui a suivi 6.000 élèves lors de ces deux années scolaires.

En Flandre, environ un enfant sur vingt redouble en troisième maternelle. Deux des trois enfants qui passent tout de même à l’étape supérieure finissent par redoubler dans l’enseignement primaire.

Généralement, les élèves qui doivent rester en maternelle sont jugés comme n’étant pas suffisamment "matures" pour l’école primaire. D’après la chercheuse Machteld Vandecandelaere, cette situation est perçue de manière moins négative que lorsque l’enfant redouble en primaire. La cause est alors en effet davantage recherchée au niveau de l’intelligence de l’enfant.

Les écoliers qui refont leur troisième maternelle se retrouvent soudainement parmi les plus âgés de la classe. Ils ont également certaines aptitudes acquises, ce qui a pour effet de booster leur confiance en soi. En primaire, la connotation négative du redoublement de classe peut mener à une baisse des attentes des enseignants, des parents et de l’élève concerné, avec pour résultat de moins bonnes prestations de la part de ce dernier.

Machteld Vandecandelaere a suivi près de 6.000 écoliers dans le cadre de cette étude. Elle a notamment comparé les enfants ayant redoublé en troisième maternelle avec ceux du même âge et du même profil étant tout de même passés en première primaire.