De Block encourage les prescriptions moins chères

Invitée ce dimanche midi dans l’émission télévisée "De Zevende Dag" de la VRT, la ministre fédérale de la Santé publique (photo) a annoncé le lancement d’une campagne visant à encourager les médecins généralistes et dentistes à prescrire des médicaments moins chers. Maggie De Block (Open VLD) est également prête à libérer des fonds pour créer un accueil d’urgence en psychiatrie juvénile.

"Des prescription de médicaments moins chers" signifiait autrefois que les médecins généralistes étaient obligés de prescrire 50% de médications moins onéreuses. "A partir de cette année, la définition sera affinée et nous encouragerons les médecins et dentistes à prescrire les médicaments les moins chers", expliquait la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, ce dimanche dans l’émission télévisée "De Zevende Dag".

"Les patients continueront à recevoir la même qualité de soins, mais les médicaments seront moins onéreux, tant pour les patients que pour l’Institut national d’assurance maladie invalidité" (INAMI).

Sur base annuelle, cela devrait permettre aux patients d’économiser 15 millions d’euros, estime De Block. Et les assurances maladies pourraient même épargner 30 millions d’euros. "De cette façon, le gouvernement libère des fonds pour investir dans des médications innovatrices", précise la ministre, qui est généraliste de formation.

Maggie De Block fait notamment allusion à un nouveau médicament contre l’hépatite B. Et elle souligne qu’il s’agit d’une campagne, et non d’une obligation qu’elle lance. "Nous allons d’abord encourager les médecins et dentistes de façon courtoise et sans les forcer".

Créer des places d’accueil en psychiatrie juvénile

Maggie De Block a également indiqué qu’elle était prête à libérer des fonds, dans le cadre du budget de son département, pour permettre de créer dès l’été 2015 des places d’accueil supplémentaires en psychiatrie juvénile.

La ministre de la Santé veut ainsi éviter de connaître une nouvelle situation où une adolescente de 17 ans souffrant de troubles psychiatriques sévères a dû passer la nuit dans une cellule de commissariat de police parce qu’il n’y avait pas de place pour elle dans un centre d’accueil adéquat. Cette situation s’est produite il y a deux semaines en région anversoise.

De Block ne veut pas demander de moyens supplémentaires au gouvernement pour cette mesure, mais va tenter de débloquer des fonds à court terme dans son propre budget. Pendant le contrôle budgétaire, elle veut demander l’autorisation de modifier certaines allocations de fonds.