Farid "le Fou" doit retourner en prison

La première chambre de la Cour d’appel de Liège a réformé et mis à néant ce lundi l’ordonnance de remise en liberté pour raison médicale de Farid Bamouhammad. Le demande de celui qui devait purger une peine jusqu’en 2027 a été déclarée non fondée. L’Etat belge était allé en appel en janvier contre cette libération, datant du 30 novembre dernier. Celui que l’on surnomme Farid "le Fou", réputé dangereux, violent et difficile, devra donc retourner en prison.

Farid Bamouhammad avait été libéré le 30 novembre dernier par le président du tribunal de première instance pour raisons de santé. La décision avait été confirmée par le tribunal de première instance, mais le ministre de la Justice Koen Geens (photo) avait déposé une requête d'appel en janvier et a sollicité la réforme de cette décision. Le parquet général avait également requis la réforme de la décision.

Les avocats de Farid Bamouhammad, Me Nève et Me Moreau, estimaient que la cour d'appel n'était pas compétente pour juger l'appel formulé par le ministre. Ils estimaient que leur client devait rester en liberté. Mais la cour d'appel a décidé de réformer les décisions de première instance.

Elle a notamment relevé que la première procédure introduite par la défense n'était pas contradictoire. Elle a aussi souligné que Farid Bamouhammad (47 ans) avait créé son propre état d'urgence en décidant d'entamer une grève de la faim. L'ordonnance de remise en liberté de Bamouhammad est donc mise à néant.

Ce qui signifie, à ce stade de la procédure, que celui qui était incarcéré depuis 1985 pour meurtre, tentative de meurtre et tentative d’enlèvement doit retourner en prison.