Steve Stevaert renvoyé en correctionnelle pour viol

L’ancien président du parti socialiste flamand SP.A et actuel ministre d’Etat (photo), le Limbourgeois Steve Stevaert (60 ans), doit comparaître vraisemblablement cette année encore pour des faits de viol et d’attentat à la pudeur, avec la circonstance aggravante d’abus d’autorité ou de facilités dues à ses fonctions. Les faits remontent à 2010. La victime présumée a porté plainte en 2013. La chambre du conseil a finalement demandé le renvoi de Stevaert en correctionnelle le 24 mars dernier.

Les faits dont est soupçonné l’ancien président du SP.A ont eu lieu en septembre 2010 à Bruxelles, vraisemblablement dans l’une des entreprises où Steve Stevaert exerçait des fonctions. La victime présumée n’a cependant déposé plainte qu’en janvier 2013 auprès du parquet de Bruxelles, qui a enquêté depuis lors, dans la plus grande discrétion.

Le 24 mars dernier, la chambre du conseil a finalement décidé de renvoyer Stevaert devant le tribunal correctionnel. Une date exacte n’a pas encore été fixée, mais le procès pourrait se tenir en juin encore.

Des sources judiciaires ont indiqué à l'agence de presse Belga que Steve Stevaert avait rencontré la victime présumée lors d'une émission télévisée flamande. Tous deux auraient été invités à cette émission, à l’issue de laquelle ils ont été présentés l’un à l’autre. Le Limbourgeois aurait avoué à contrecœur pendant l'enquête qu'il a eu des relations sexuelles avec la jeune femme. C'est lors de cette même soirée que le viol aurait été commis.

La jeune femme aurait gardé le silence sur ces faits pendant des années, mais en a été tellement traumatisée qu'elle a quitté ses fonctions de porte-parole de la société au sein de laquelle elle travaillait. Elle a depuis lors décidé de mener une vie loin des médias.

Steve Stevaert a déjà été entendu à plusieurs reprises dans ce cadre. Alors qu'il avait en premier lieu nié qu'il se soit passé quoi que ce soit, il aurait finalement admis qu'il avait bel et bien eu des relations sexuelles avec la jeune femme, tout en ajoutant que celles-ci étaient consenties.

Pour garantir au maximum l'intégrité du suspect et de la victime et de ne pas compromettre le bon déroulement de la procédure, le parquet ne souhaite pas s'exprimer sur les circonstances concrètes du dossier.