Le salaire des top managers a baissé de 17% l'an dernier

En 2014, les patrons des grandes entreprises belges cotées en Bourse ont gagné en moyenne 1,85 million d'euros, soit 17% de moins qu'en 2013, le montant le plus faible depuis 2008. C'est ce qui ressort d'une enquête que les journaux l'Echo et De Tijd, publient samedi, sur la base des rapports sur les rémunérations de 17 des 20 entreprises de l'indice Bel20 de la Bourse de Bruxelles. Cofinimmo, Elia et D'Ieteren n'ayant pas encore publié leurs rapports.

En 2014, dix de ces 17 entreprises ont réduit la rémunération de leur patron ou patronne.

Dans d'autres cas, l'explication est à trouver dans la nomination d'un nouveau (ou d'une nouvelle) CEO qui gagne moins que son prédécesseur. Chez Belgacom (aujourd’hui Proximus) et bpost, les entreprises publiques, c'est l'actionnaire principal, à savoir le gouvernement Di Rupo, qui a fixé un plafond salarial pour les patrons.

Les nouveaux CEO’s qui ont été nommé l’an dernier à savoir Dominique Leroy (photo) chez Belgacom et Koen Van Gerven de bpost, ont des rémunérations bien inférieures à celles de leur prédécesseur.

Mais dans d’autres entreprises totalement privées du Bel20 les salaires des top managers ont aussi baissés. C’est ainsi que Carlos Brito, le patron d’AB Inbev a gagné l'an dernier près de la moitié de son salaire de 2013 parce qu’il a reçu un bonus inférieur.

Le dirigeant le mieux payé l'an dernier, avec 4,2 millions d'euros, était Roch Doliveux, de la firme pharmaceutique UCB. En plus de son salaire fixe et variable et de son généreux plan de retraite, il a reçu des options pour une valeur de 2,7 millions d'euros, ce qui porte sa rémunération totale à près de 7 millions d'euros.

Les entreprises qui ont vu les rémunérations de leur managers augmenter sont rares. L’augmentation la plus spectaculaire a été celle du salaire de Johan Thijs chez KBC (+25%).