"L’ONU doit agir contre la violence sexuelle dans les conflits armés"

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit engager une action adéquate contre la violence sexuelle dans les conflits armés, a plaidé mercredi, à New York, le ministre belge de la Coopération au développement Alexander De Croo, à l'occasion d'un débat sur ce thème devant l'instance internationale.

Un rapport annuel de l'ONU a ajouté lundi le groupe État islamique, Boko Haram, le Front al-Nosra et les shebab somaliens, ainsi que neuf autres armées ou milices, sur une liste noire d'organisations accusées de violences sexuelles.

Cette forme de violence est de plus en plus utilisée comme une "tactique de terreur" envers la population civile, souligne l'ONU.

"C'est la raison pour laquelle des mesures de prévention et de lutte contre la violence sexuelle doivent aller de pair avec la lutte contre la violence extrémiste", a relevé M. De Croo.

Outre l'enlèvement par Boko Haram, il y a un an, de plus de 200 lycéennes à Chibok (Nigeria), il a fait référence aux victimes de violences sexuelles dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et au travail du gynécologue et défenseur des droits de l'homme Denis Mukwege (photo). Ce dernier, a rappelé le vice-Premier ministre belge, a mis en garde contre la hausse des violences sexuelles commises par des civils, à l'instar d'anciens enfants-soldats insuffisamment suivis sur le plan psychologique et qui instillent dans leurs communautés cette culture de la violence.

La Belgique soutiendra, par ailleurs, l'action des Nations unies au Mali, où se développe une stratégie nationale de lutte contre la violence sexuelle. Alexander De Croo a plaidé à cet égard pour une implication des femmes dans les processus de paix similaires, afin qu'elles soient "partie intégrante de la solution".