Une antilope d'une espèce menacée euthanasiée à Planckendael

Le parc animalier Planckendael euthanasie parfois des animaux en "surnombre" et qui n'ont nulle part d'autre où aller. Cela s'est encore produit le mois dernier avec une algazelle (une antilope d'une espèce menacée d'extinction) et deux bisons. Les animaux euthanasiés ont ensuite servi de nourriture à d'autres pensionnaires du parc, rapporte Het Laatste Nieuws vendredi.

Ce type d'antilope appartient à une espèce en voie d'extinction. On trouve encore des algazelles dans les parcs animaliers mais très peu vivent encore dans la nature.

Selon la Société royale de zoologie d'Anvers (KMDA), propriétaire de Planckendael, ces euthanasies touchent les animaux "en surnombre" et qui ne peuvent être accueillis dans un autre parc animalier en Europe. "Nous essayons que cela se produise le moins possible, en limitant par exemple les naissances" souligne la KMDA. "Pour certaines sortes d’animaux, cela implique une castration. L'euthanasie est le dernier recours, mais nous n'avons parfois pas d'autre choix."

"Il se fait que souvent, et surtout dans les troupeaux, il n’y a qu’un mâle pour plusieurs femelles", explique Francis Vercammen, vétérinaire à Planckendael. "C’est donc souvent la variation génétique qui pose problème. Un animal grandit dans un troupeau, auprès de son père, sa mère, ses tantes… Mais quand l’animal devient adulte, ses hormones commencent à jouer. ILes animaux ne peuvent donc plus cohabiter. Si on les laissait dans le même troupeau, il y aurait de terribles incidents", précise-t-il.

Francis Vercammen comprend l’émotion que peut créer l’euthanasie d’un animal en bonne santé mais en surnombre. "Nous ne le faisons pas avec plaisir, mais c’est devenu inhérent à la vie du parc".