Saut d’index : CSC et FGTB saisissent la Cour constitutionnelle

Le syndicat chrétien demande à la Cour constitutionnelle d’abolir le projet de loi organisant le saut unique d’index, approuvé mercredi par la Chambre. C’est ce qu’a annoncé vendredi Marc Leemans (photo, à g.), président de la CSC, lors de son discours de clôture du 36e congrès national du syndicat chrétien, organisé cette semaine à Ostende. De son côté, le syndicat socialiste FGTB avait affirmé examiner toutes les possibilités de recours. Vendredi soir, il a cependant annoncé qu'il introduirait également un recours auprès de la Cour constitutionnelle.

"Nous ne sommes pas parvenus à empêcher le saut d’index. Ni par des actions. Ni par la concertation. Nous demandons donc à la Cour constitutionnelle de l'abolir", a déclaré Marc Leemans (photo) lors du discours de clôture du 36e congrès national du syndicat chrétien, ce vendredi à Ostende.

"Les pouvoirs publics fédéraux sont compétents pour prendre des mesures générales en matière de revenus. Mais c'est tout autre chose que de viser uniquement les travailleurs et les allocataires sociaux de manière sélective", a-t-il dénoncé.

La CSC estime que les mesures dures prises par le gouvernement fédéral deviennent de plus en plus claires, et que les citoyens commencent à sentir dans leur portefeuille les mesures décrétées par le MR, Open VLD et la N-VA. Le syndicat réclame une meilleure répartition des efforts financiers à réaliser.

De son côté, la FGTB indiquait vendredi après-midi "être en train d'étudier toutes les possibilités de recours. Mais à ce jour, nous n'avons pas encore de réponse quant à la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle".

Quelques heures plus tard, le syndicat socialiste annonçait cependant dans un communiqué qu'il introduirait également un recours auprès de la Cour constitutionnelle pour faire annuler la loi sur le saut d'index et la loi sur la norme salariale.

La Chambre a approuvé mercredi, majorité contre opposition, le projet de loi relatif à la promotion de l'emploi qui permettra notamment la réalisation d'un saut unique d'index - une mesure qui reste au cœur de la contestation syndicale.