"La mission au Népal n’a pas été un échec"

Le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders (photo principale) a déclaré jeudi soir à la Chambre que l’envoi de la mission d’intervention rapide B-Fast au Népal sinistré par un séisme n’a pas été un échec, comme certains l’affirment. Il souligne que cet envoi était "entièrement justifié" et "a été validé par tous les partenaires" du gouvernement fédéral. Cette mission sera évaluée ces prochaines semaines, comme c’est le cas pour chaque opération.

Le choix d'envoyer une équipe B-Fast (photo) au Népal était "entièrement justifié" au moment de l'évaluation des besoins et la décision du Conseil de coordination du 24 avril a ensuite été "validée par tous les partenaires" du gouvernement, a rappelé jeudi soir le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) à la Chambre, alors que des critiques ont été entendues sur certains bancs, y compris dans la majorité.

La députée Rita Bellens (N-VA) a notamment appelé à "une évaluation plus large, au-delà de la mission au Népal", et une révision de l'organisation. Le ministre a rappelaé que chaque mission faisait l'objet d'une évaluation. La députée Els Van Hoof (CD&V) a appelé à une consultation plus poussée des ONG et à une intégration européenne de pareille mission.

"Tirer des leçons pour l’avenir"

Une première réunion a lieu ce vendredi pour évaluer les faiblesses de la dernière mission au Népal globalement réussie, a estimé Didier Reynders, qui a cité des extraits d'une lettre de remerciement des autorités locales. Le chef de la diplomatie belge a souligné que "beaucoup d’autres équipes de secours ne sont pas arrivées au Népal, alors que d’autres équipes sont rentrées dans leur pays plus tôt que prévu".

Le ministre s'expliquera plus en détail lundi en Commission de la Chambre. Il a félicité, sous les applaudissements de l'hémicycle, le travail de l'équipe au Népal, rappelant l'aide fournie sur place, la fourniture de couvertures et de tentes aux ONG et le rapatriement de compatriotes et de citoyens européens.

Tout en s'associant aux félicitations pour l'équipe qui est intervenue, Georges Dallemagne (CDH) s'est cependant montré particulièrement sévère pour le dispositif qu'il a estimé "ne pas être adapté". Selon lui, il faut en tirer les leçons pour plus d'efficacité", travailler avec les ONG dans un contexte européen.