Bientôt un vol direct entre Bruxelles et Tokyo?

Depuis Tokyo où il effectue une mission économique et politique de quatre jours en compagnie du ministre fédéral de l’Economie Kris Peeters (CD&V), le Premier ministre Charles Michel (MR) s’est dit très optimiste quant à la mise en place d’une liaison aérienne directe entre la Belgique et le Japon à l’issue d’un entretien avec les dirigeants d’All Nippon Airways (ANA), une des deux plus grosses compagnies aériennes japonaises.

Le dossier relatif à une liaison aérienne directe n'est pas nouveau et le Premier ministre Charles Michel et le vice-Premier Kris Peeters n'ont reçu aucune confirmation quant à sa mise en place, ce mardi à Tokyo. Mais le Premier ministre estime que la mission belge menée cette semaine dans l'archipel contribuera à la concrétiser.

"Je suis très optimiste", a commenté le chef du gouvernement après un entretien "positif et constructif" avec des représentants de la compagnie aérienne japonaise All Nippon Airways. "Je pense que nous touchons au but."

L'optimisme de Charles Michel (photo) est renforcé par le fait que des solutions sont cherchées pour certains détails de l'opération. ANA devrait résoudre le problème cet été, Bruxelles figurant en haut de sa liste de priorités européennes. Le Premier ministre a souligné l'importance que revêt une liaison directe pour les affaires.

Bruxelles représente également un atout important dans le domaine touristique en tant que porte d'entrée de l'Europe. Quelque 120.000 passagers voyagent en moyenne chaque année entre les deux capitales. Charles Michel ne s'attend pas à ce qu'ANA vole quotidiennement vers Bruxelles, mais plusieurs liaisons hebdomadaires doivent être envisagées, une fréquence moins soutenue n'étant pas intéressante pour les hommes d'affaires.

La mise en place de cette ligne pour célébrer les 150 ans de relations diplomatiques entre les deux pays constituerait un beau symbole, a encore estimé le Premier ministre belge depuis Tokyo.

Fiscalité et ruling vanté auprès des Japonais

A l'occasion d'un séminaire entrepreneurial à Tokyo, Charles Michel et Kris Peeters ont vanté mardi la fiscalité belge et son système de ruling (décisions fiscales anticipées) parmi les bonnes raisons d'investir en Belgique.

Plus de 200 invités avaient répondu présents à ce rendez-vous, qui figure en tête des priorités belges pour la mission économique au Japon. "Plusieurs d'entre vous se demanderont ce qui a vraiment changé aujourd'hui en Belgique. Vous vous souviendrez sans doute des crises institutionnelles. Nous sommes désormais dans une tout autre situation, nous sommes engagés sur une nouvelle voie", a affirmé Charles Michel.

Le Premier ministre a souligné les réformes économiques entreprises pour améliorer la compétitivité et attirer les investisseurs. Il a cité le chiffre de 4 milliards d'euros que son gouvernement veut dédier à la réduction du handicap salarial et la diminution des cotisations patronales de 33% à 25%,  programmée dans le courant 2016.

Le ministre de l'Économie a pour sa part listé "sept bonnes raisons" d'investir en Belgique. Et Kris Peeters (photo) de citer la situation géographique du pays, comme porte d'entrée vers les grands marchés, les infrastructures et la présence des institutions internationales et sièges centraux de multinationales.

Il a également relevé un marché de l'immobilier (bureaux et résidentiel) moins cher que dans les pays limitrophes, ainsi que la productivité des travailleurs.

La réorientation de la fiscalité pour alléger celle pesant sur le travail (tax shift) a aussi été mise en évidence. Kris Peeters a affirmé que le personnel en Belgique coûtera moins cher grâce aux plans du gouvernement de réduire "considérablement" le coût salarial pour les entreprises, en déplaçant la fiscalité sur le travail vers d'autres sources de recettes.

Qualité de vie, soins de santé, réseau scolaire international et école japonaise à Bruxelles ont complété le cadre présenté par le gouvernement aux investisseurs nippons.

Inauguration d'une friterie à Tokyo

Via Twitter, le Premier ministre a aussi annoncé depuis Tokyo l'inauguration d'une friterie typiquement belge dans la capitale du Japon.

La mission économique a essentiellement pour but d'attirer de nouveaux investisseurs japonais en Belgique  et de permettre à des entreprneurs belges de s'établir au Japon.