Le coût de la mission B-Fast au Népal évalué à 200.000 euros

La mission belge d’intervention rapide envoyée au lendemain du séisme qui a ravagé le Népal le 25 avril dernier aura coûté entre 180.000 et 200.000 euros. C’est moins que l’estimation de 300.000 euros qui avait été avancée précédemment. La mission doit encore être évaluée - comme toutes les autres missions, a précisé le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders en Commission de la Chambre -, alors qu’un nouveau séisme violent a secoué le Népal ce 12 mai.

Pour son retour en Belgique, la semaine dernière, l’équipe B-Fast d’une quarantaine de personnes a pu bénéficier d’un vol à bord d’un avion de la défense néerlandais, ce qui a nettement réduit les coûts de la mission. La défense belge n’a en effet pas dû envoyer spécialement un appareil au Népal pour rapatrier ses sauveteurs.

L’estimation définitive des coûts de la mission n’a pas encore été faite, mais il semble déjà clair que ce montant n’a pas dépassé 200.000 euros. Ce qui est nettement moins que les 300.000 euros estimés auparavant.

Le ministre des Affaires Etrangères (photo) a déclaré ce lundi en Commission de la Chambre que la mission au Népal serait évaluée, comme toutes les autres missions de ce genre. On se souviendra que l’intervention d’urgence de B-Fast au Népal sinistré a connu une série de problèmes logistiques qui l’ont retardée. Didier Reynders veut notamment voir comment les décisions d’intervention concernant B-Fast peuvent être prises plus rapidement à l’avenir.

Aucun parti n'a cependant plaidé pour la suppression de B-Fast en Commission de la Chambre, quelques jours après le retour de la mission controversée au Népal. Certains députés se sont toutefois montrés très critiques. La N-VA, au sein de laquelle B-Fast a été remise en question au cours des derniers jours, est restée plutôt évasive sur la question.

Le député CDH Georges Dallemagne, qui affiche quelques années d'états de service au sein de l'organisation Médecins Sans frontière, s'est montré le plus critique. "L'envoi d'autant d'équipes sur place est une catastrophe qui s'ajoute à la catastrophe naturelle, nous le savions déjà depuis trente ans", a-t-il souligné.

Le Népal touché par un nouveau séisme, de magnitude 7,4

Un tremblement de terre de magnitude 7,4 a touché ce mardi le pays déjà dévasté par un séisme meurtrier le 25 avril. Il a semé la panique dans la capitale, Katmandou, selon des témoins et l'Institut américain de géophysique (USGS).

Les habitants terrifiés de la capitale se sont rués à l'extérieur (photo) peu après la secousse qui s'est produite à 12h35 locales et a duré environ une minute, selon une journaliste de l'AFP. Des sirènes ont retenti dans la ville, cependant aucune victime n'était annoncée dans l'immédiat.

L'épicentre de ce nouveau tremblement de terre se situe à la frontière avec la Chine, à environ 83 kilomètres à l'est de Katmandou, selon l'USGS. La secousse a également été ressentie dans le nord de l'Inde, en particulier à New Delhi, où les immeubles ont tremblé et les employés ont quitté leurs bureaux. Une réplique de magnitude 5,6 s'est produite quelques minutes après cette secousse, selon l'USGS.

Le séisme du 25 avril (d’une magnitude de 7,8) a détruit d'importantes zones de Katmandou et fait des dizaines de milliers de sans-abri. Il a tué plus de 7.800 personnes au Népal et une centaine en Inde et en Chine.