De plus en plus de jeunes flamands optent pour la fête laïque

Le mois de mai est traditionnellement le mois des communions. Les adolescents d’environ douze ans célèbrent alors un passage important dans leur vie. Un passage encore souvent fêté dans le cadre religieux, à savoir la communion solennelle. Mais ils sont de plus en plus nombreux, en Flandre, à opter plutôt pour une fête de jeunesse laïque.

Selon une enquête, réalisée par la VRT auprès des diocèses de Gand, d’Anvers, de Bruges et d’Hasselt, les chiffres de fréquentation des communions solennelles sont en diminution. Alors qu’en 2010, plus de 34.000 enfants faisaient encore leur "grande communion", en 2013, ils n’étaient plus que 29.000.

Dans le même temps, la fête de jeunesse laïque gagne en popularité. En 2010 on dénombrait 5.400 participants et trois ans plus tard, 8.000 adolescents ont opté pour cette fête laïque.

En lieu et place d’une cérémonie religieuse à l’église, les enfants participent à un spectacle où les grands thèmes abordés au cours de morale sont développés.

D’après Yves Werbrouck, coordinateur des fêtes de jeunesse laïque à Roulers (Flandre occidentale) "il s’agit d’un choix bien réfléchi de l’adolescent, un choix qui s’inscrit dans le prolongement du cours de morale laïque. Cette fête rappelle une série de valeurs enseignées au cours de morale comme le respect de ses semblables et de la nature, la fraternité, la tolérance".

Et comme c’est le cas lors de la communion solennelle, les enfants qui font leur fête de jeunesse laïque reçoivent aussi de très beaux cadeaux.