La Belgique en faveur d'une "transition rapide et sûre" au Burundi

Le ministre belge de la Coopération au développement, Alexander De Croo (photo), a prévenu vendredi qu'un retour à la situation antérieure au Burundi était "impossible", alors que le président Pierre Nkurunziza, brièvement destitué par un putsch finalement étouffé, est rentré au pays, théâtre de contestations à sa candidature à un troisième mandat.

"Un retour au - business as usual - est impossible. C'est ce qui se produit quand on foule aux pieds les accords d'Arusha (les accords de paix signés en 2000 en Tanzanie et qui ont mis fin à une longue guerre civile, ndlr)", a-t-il affirmé dans une interview publiée par le journal 'De Morgen'.

Selon Alexander De Croo (Open VLD), la constitution burundaise stipule qu'un président burundais ne peut effectuer que deux mandats "au maximum".

"Ce qui se passe maintenant, c'est la conséquence de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat. Nous comptons sur le fait qu'il s'en rendra maintenant lui-même compte", a dit le ministre, sans réclamer explicitement le départ du chef de l'Etat.

Mais, ajoute-t-il, "notre espoir réside dans (la mise sur pied d') une transition rapide et sûre", de manière à pouvoir "organiser à terme des élections démocratiques dans le respect d'Arusha".

Selon Alexander De Croo, il paraît difficile d'organiser le 26 mai les élections législatives et communales prévues.