Le calme est revenu au Burundi après le putsch avorté

"Le calme est revenu en centre-ville de Bujumbura. Vous pouvez sortir de chez vous", indique vendredi l'ambassade de Belgique au Burundi à l'adresse des Belges séjournant dans la capitale du Burundi. L'ambassade belge recommande toutefois aux ressortissants belges d'éviter les quartiers périphériques de la capitale, où des manifestations peuvent avoir lieu, ainsi que les environs du camp Muha et le quartier de Kibenga. "Tenez-vous à l'écart des manifestations et barrages militaires", ajoute-t-elle.

L'ambassade de Belgique ne préconise pas de quitter le Burundi.

"L'aéroport de Bujumbura est maintenant techniquement ouvert", précise-t-elle. "Chacun pourra, s'il le souhaite et sous sa propre responsabilité décider d'emprunter l'un des vols commerciaux lorsque ceux-ci reprendront". Le vol de Brussels Airlines de ce vendredi a été annulé.

Quelque 770 ressortissants belges sont recensés au Burundi. Le ministère des Affaires étrangères a ouvert mercredi un centre de crise qui peut fournir des informations sur la situation sur place aux familles des Belges vivant au Burundi.

"On est en contact direct avec l'ambassade", témoignait vendredi matin une Belge qui habite la capitale burundaise. "Hier et avant hier, on était (de facto) assignés à résidence.

Aujourd'hui, on peut sortir pour le strict minimum (courses, etc.). On n'a plus d'eau courante." Les déchets des appartements de la parcelle où elle réside avec d'autres Belges n'ont pas été ramassés depuis trois semaines, déplore-t-elle aussi, "car les camions de ramassage sont mobilisés par la police".

"La nuit passée et hier après-midi, les murs tremblaient sous les tirs, grenades et rockets. Hier après-midi, on s'est tous réfugiés dans les appartements du rez-de-chaussée pour éviter les tirs déviés. On n'est pas du tout visés, mais là, le champ de tir était la rue d'à côté. La nuit a été calme. Ça nous a permis de dormir et de faire baisser un peu la tension."

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a réitéré jeudi son appel à la fin des violences au Burundi.