Steven Vandeput veut modifier en profondeur l’armée de terre

Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) veut entreprendre une réforme en profondeur de la composante terrestre de l'armée. Il envisage de s’inspirer de l’exemple français et néerlandais, de groupements tactiques d’environ 1.200 hommes qui combineraient les différentes missions de l'armée de terre, du génie aux forces spéciales, afin de pouvoir intervenir dans les deux jours à l’étranger.

Le ministre de la Défense Steven Vandeput a de grands projets pour la Défense, il ne s’agit pas seulement de choisir un successeur au chasseur bombardier F-16 ou de nouvelles frégates, le ministre envisage aussi une réforme en profondeur de la composante terrestre de l’armée, l’information est révélée par le quotidien De Standaard et a été confirmée de bonne source à la VRT.

L’idée consiste à mettre en place des groupements tactiques (battle groups), des unités composées de 1.200 hommes, prêts dans les deux jours pour une mission à l'étranger. Dans cette unité on retrouvera toutes les spécialités, des forces spéciales aux troupes du génie.

En France et aux Pays-Bas, ce modèle existe déjà, et son but est de permettre aux différentes composantes de l'armée de mieux collaborer. Actuellement ce n’est pas vraiment le cas, en Belgique, et le fait pour les différentes composantes de s’entraîner dans des groupements tactiques pourrait améliorer les choses.

Ce plan est encore très loin de la réalité. Des groupes de travail et des techniciens provenant des différents cabinets examinent actuellement les possibilités de réformes mais on s’attend à une grande résistance au sein de l’armée de terre. Forte de 12.000 hommes cette composante est très attachée aux traditions et souvent hostile aux changements.
 

Tripler le budget de l'armée d'ici 2030

Steven Vandeput, veut tripler le budget de l'armée d'ici 2030. Dans 15 ans, la Défense disposerait de 6,3 milliards d'euros mais, en attendant, les économies prévues sous cette législature, et qui prévoient une réduction à 2,1 milliards d'euros à l'horizon 2019 sont maintenues.

Le plan stratégique de l'armée belge dans les 15 ans à venir est en négociation au sein du gouvernement. La principale difficulté réside dans les moyens financiers, indiquent les quotidiens. Le montant de 6,3 milliards permettrait à la Belgique de porter ses dépenses militaires à la moyenne des pays de l'Otan, soit environ 1,6% du PIB.