Des perquisitions visant les milieux anarchistes

Des perquisitions ont été menées la semaine dernière dans les communes de Saint-Gilles et Anderlecht dans le cadre de l’enquête du parquet fédéral concernant les milieux anarchistes bruxellois. Six personnes - trois femmes et trois hommes - ont été interpellées, entendues puis remises en liberté après avoir été entendues par le juge d'instruction, rapporte ce jeudi le journal De Tijd. L'information a été confirmée par le parquet fédéral, qui précise que les six personnes n'ont jusqu'à présent pas été inculpées par le juge d'instruction.

Le parquet fédéral a ouvert une enquête au début de l'année 2013 sur de possibles faits de terrorisme au sein du milieu anarchiste bruxellois et plus particulièrement autour d'un groupe de personnes qui se fait appeler "La Cavale".

L'instruction menée par la juge Panou se concentre sur les manifestations qui se déroulent depuis 2008 et qui ont notamment pour cible la construction d'un nouveau centre fermé pour réfugiés à Steenokkerzeel, les institutions européennes, l'Otan, l'expulsion des étrangers sans-papiers et la société régionale de transport STIB, mais aussi l'édification de la nouvelle méga-prison de Haren.

Le groupe s'oppose aussi à tous les symboles de l'autorité comme les commissariats de police et les caméras de surveillance, mais aussi du capitalisme comme les centres commerciaux et les parcs industriels.

Des perquisitions avaient été déjà opérées en mai et septembre 2013, puis l'enquête s'était quelque peu ralentie. L'affaire a ensuite resurgi après différents faits de vandalisme, et plus grave, contre des personnes impliquées dans le dossier de la prison de Haren (photo). Le domicile privé du ministre-président de la Région bruxelloise Rudi Vervoort et le bureau d'architecte de Philemon Wachtelaer qui a conçu les plans de la prison avaient ainsi été couverts de graffitis. Des vitres avaient aussi été brisées et le feu avait été bouté au chantier d'un entrepreneur ainsi qu'à la propriété privée de l'architecte.