Accord sur la construction et l’exploitation de l’Eurostadion

Les autorités de la Région bruxelloise et de la Ville de Bruxelles, le consortium Ghelamco/BAM et le Sporting d’Anderlecht ont présenté officiellement ce samedi l’accord pour la construction d’un nouveau stade national sur le site de l’actuel parking C situé à l’arrière du plateau du Heysel. Bruxelles payera 4 millions d’euros par an pour le projet.

L'Eurostadion aura une capacité de 60.250 places, dont une capacité VIP de 10%. Il pourra être évacué en dix minutes. A proximité de l'enceinte, un parking de 12.000 places sera construit. Il y aura 500 places de parking pour les autocars et camions et 5.000 emplacements de vélos, mais aussi un parc de 12 hectares.

Le contrat conclu porte sur trente ans. La construction de la nouvelle enceinte devrait s'achever en 2018. Le club de football de première division Sporting d'Anderlecht devrait s'y installer à partir de juillet 2019.

Ni Paul Gheysens, la patron de Ghelamco, ni le président du Sporting d'Anderlecht, Roger Vanden Stock, n'ont souhaité en dire plus ce samedi matin, lors de la présentation officielle du projet, sur le contrat de location qui les lie. Vanden Stock a toutefois précisé que le Sporting ne visait pas l'occupation de l'entièreté du stade. Pour les grands matchs internationaux, il sera possible d'isoler l'anneau supérieur du stade, afin de ne pas nuire à l'ambiance dans les gradins.

Selon Roger Vanden Stock, le bourgmestre de la commune d'Anderlecht, Eric Tomas, a été tenu informé constamment de l'évolution des discussions sur le projet jusqu'à leur aboutissement. "Ensemble, nous rechercherons des solutions pour le stade" occupé actuellement par le Sporting au Parc Astrid, a-t-il ajouté.

Contribution bruxelloise

Le parking de 12.000 places sera construit sur fonds publics étant donné qu'il servira tous les jours de parking de dissuasion et de desserte du plateau du Heysel, appelé à amplifier ses activités de salon, de congrès et d'exposition dans le cadre du projet Neo, ont expliqué le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort et le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel.

La Ville de Bruxelles injectera annuellement 4 millions d'euros pour mettre en avant ses propres activités par rapport au stade, et non plus pour l'entretien qu'elle doit actuellement assumer seule depuis l'an 2000 pour le stade Roi Baudouin, ont souligné le bourgmestre Yvan Mayeur et le Premier échevin Alain Courtois.

"Nous voulons utiliser le stade comme lieu de promotion internationale de la Ville, et mettre des investisseurs en contact à l'occasion de grandes compétitions. Nous avons aussi des projets à caractère socio-sportifs pour la jeunesse bruxelloise. Nous passons d'une charge supportée par nous pour le stade Roi Baudouin à une plus-value pour Bruxelles", a commenté Yvan Mayeur.

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles se prononcera le 29 juin prochain sur l'accord donné par le collège échevinal.