L’Open VLD dit non à l’impôt sur les revenus locatifs

Les présidents des partis flamands étaient réunis pour la première fois depuis les dernières élections sur le plateau de l’émission dominicale ‘De Zevende dag’ (VRT). La présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten y a rejeté la piste évoquée samedi dans la presse flamande d'un impôt de 25% sur les revenus des loyers, telle qu'elle aurait été déposée sur la table du gouvernement dans le cadre du "taxshift", la réforme fiscale devant alléger le poids de l'impôt sur le travail.

"Ce genre de proposition retombe toujours sur la classe moyenne, celle qui a beaucoup travaillé et épargné. Les gens ont voté pour une coalition de centre-droite qui veillera à faire baisser les impôts", a lancé Mme Rutten (photo).

Hier, les quotidiens Het Laatste Nieuws et De Morgen avaient évoqué l'existence d'un plan déposé sur la table du gouvernement pour scinder les revenus en deux catégories, ceux issus du travail d'un côté, ceux du patrimoine de l'autre. Les premiers resteraient soumis à la progressivité de l'impôt, les seconds imposés à taux fixe, à l'instar du système scandinave du "dual income tax" qui impose ces derniers à 25%.

"Si l'on commence à dire: 'ceci est possible, cela ne l'est pas', il ne restera rien à débattre et nous ne pourrons pas apporter beaucoup de changements aux indices économiques", a réagi le président du CD&V Wouter Beke.

Pour son homologue de la N-VA Bart De Wever, il existe déjà un taxshift en partie financé par le grand patrimoine, notamment auprès du secteur diamantaire. Pour un nouveau taxshift, "si l'on me donne une bonne proposition pour taxer seulement les super-riches, je l'approuverai sans problème. Je refuse juste que la classe moyenne paie".

Dans l'opposition (photo), Meyrem Almaci (Groen) en conclut que "même après un an, le gouvernement ne sait toujours pas dans quelle direction aller. Tout cela ressemble davantage à une campagne électorale", souligne-t-elle.