La vente de poires belges aux Chinois a triplé

Ces derniers mois, près de 5 millions de kilos de poires belges ont été exportés vers la Chine. La nouvelle a été annoncée dans le cadre de la visite d’Etat des souverains belges en Chine. Cette large augmentation des exportations vers l’Asie compense partiellement les pertes financières enregistrées par le secteur de la fruiticulture à la suite du boycott russe des produits agricoles européens.
Nicolas Maeterlinck

"Depuis quatre ans, nous exportons des poires vers la Chine", précisait Erik Champagne qui représente les ventes de fruits à la criée en Belgique et qui participe au voyage en Chine des souverains Philippe et Mathilde.

"Cette saison - qui a commencé en septembre -, le volume de l’exportation de poires vers la Chine a triplé par rapport à la saison dernière". Concrètement, cela représente 4,5 à 5 millions de kilos de poires qui ont été exportés vers la Chine, et environ 8 millions de kilos qui ont été vendus dans toute l’Asie.

Le fait que davantage de poires belges aient été vendues à la Chine "est bien entendu aussi lié au boycott russe sur les fruits européens", précise Erik Champagne. "Mais cela permet de compenser les pertes financières occasionnées par le boycott pour une partie, mais pas entièrement ".

Le secteur horticole belge estime que la Chine est un marché important pour l’exportation de ses produits, et espère pouvoir y vendre encore davantage de fruits à l’avenir.

Ouvrir aussi le marché brésilien aux poires belges

L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) s'est rendue la semaine dernière au Brésil, dans le cadre d'une visite de travail, pour obtenir à court terme une ouverture du marché brésilien aux poires belges. Plusieurs sous-secteurs de l'agriculture belge - comme la production de pommes et de poires ou la viande porcine - ont vu leurs exportations souffrir de l'embargo décrété en 2014 par les autorités russes.

C'est dans ce cadre que les autorités belges tentent de dénicher d'autres marchés d'exportation. Le Brésil, pays émergent de quelque 200 millions d'âmes, suscite dès lors un grand intérêt. Dans la foulée de récentes rencontres entre ministres belges et brésiliens, l'Afsca s'est donc rendue au Brésil. "L'objectif principal était de permettre l'exportation de poires à court terme, et d'autres dossiers d'exportation ont été discutés par la même occasion (pigeons, produits laitiers, gélatine, chevaux).

Alors que l'évaluation de ce type de dossier - et notamment des mesures à prendre pour éviter l'introduction de certaines maladies des végétaux- peut durer au moins trois ans, "il semble que des poires se trouveront dès la fin de cette année sur le marché brésilien", poursuit l'Afsca. Le secteur des criées belges était d'ailleurs aussi au Brésil pour prospecter le marché et établir les contacts nécessaires en vue d'une ouverture du marché brésilien aux poires belges.