"Un mauvais coup pour l'avenir de l'Europe"

Le Premier ministre Charles Michel a exprimé son "respect pour les résultats du référendum" en Grèce dimanche soir. Pour le chef du gouvernement belge, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a réussi ce qui est "un coup politique en Grèce" mais "probablement un mauvais coup pour l'avenir de l'Europe". De son côté, le ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt estime que la réalisation d'un "Grexit" dépendra des propositions que présentera le gouvernement grec.

"J'exprime mon respect pour les résultats du référendum grec, mais je note qu'il y a en même temps 18 autres démocraties dans la zone euro", a indiqué Charles Michel (photo) dimanche soir.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a réussi ce qui est "un coup politique en Grèce" mais "probablement un mauvais coup pour l'avenir de l'Europe", a-t-il encore commenté.

"Il appartient au gouvernement grec et à Alexis Tsipras de mettre enfin leurs cartes sur la table", souligne le Premier ministre. "La balle est dans son camp, il devra venir avec des propositions concrètes pour redresser la situation économique et sociale en Grèce et indiquer aussi comment il entrevoit" les relations entre la Grèce et les autres pays de la zone euro.

Le Premier ministre a fait une demande formelle au président du Conseil européen Donald Tusk pour organiser au plus vite un sommet de la zone euro, qui devra être précédé d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

"Le ‘Grexit’ dépendra des propositions grecques"

La réalisation d'un "Grexit", une sortie de la Grèce de la zone euro, dépendra des propositions que présentera le gouvernement grec, a indiqué dimanche soir le ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt (photo).

Le ministre des Finances rappelle que la question posée à la population grecque porte sur des projets de propositions qui n'avaient pas encore été réellement officialisées.

"Dans le courant des prochains jours et semaines, il faudra voir comme le gouvernement grec se profile dans les négociations", souligne M. Van Overtveldt.

"Pour les ministres des Finances de la zone euro, il reste très important que le gouvernement grec garde à l'esprit que le pays a besoin d'une série de réformes pour remettre l'économie sur les rails. Ces réformes peuvent offrir à la population les perspectives qu'elle mérite. Les prochaines négociations doivent porter sur cela et ne peuvent en aucun cas mettre en danger l'avenir de l'union monétaire."