4,5 millions pour la protection des droits des enfants lors des conflits armés

Le ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo (Open VLD), a approuvé mardi l'octroi de 4,5 millions d'euros au cours des deux prochaines années en faveur de la protection des droits des enfants dans les conflits armés, une initiative du Conseil de sécurité des Nations unies prise en charge par l'Unicef, a-t-il annoncé.

Ces fonds seront affectés au "Monitoring and Reporting Mechanism (MRM) on grave violations against children in armed conflict", un mécanisme spécial créé il y a dix ans par le Conseil de sécurité. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) se charge de sa mise en ½uvre. La Belgique a soutenu ce programme de l'Unicef ces dernières années à concurrence de 3,9 millions (2010-2011) et de 2,7 millions d'euros (2013-2014).

Il s'agit d'un renforcement de la contribution belge à la protection des enfants dans les conflits, a souligné Alexander De Croo dans un communiqué.

Le MRM est responsable de la surveillance et du rapportage des violations des droits des enfants. Dans le cadre de son mandat spécial, l'Unicef encourage les familles, les communautés et le gouvernement à œuvrer au maintien d'un environnement sécurisant, plus fort encore qu'avant le conflit armé. Il le fait dans le cadre d'activités de prévention et d'interventions en cas d'attaques ciblant des enfants. Le système de rapportage permet aussi de prononcer des sanctions ciblées et de rassembler des preuves pour intenter des procès, tant au niveau national qu'international.

L'an dernier, la campagne "Des enfants, pas des soldats" a aussi été lancée. L'objectif est de mettre fin d'ici 2016 au recrutement et à l'utilisation d'enfants par les forces de sécurité nationales. La campagne a été un succès dans plusieurs pays, notamment en Afghanistan, au Myanmar, en République démocratique du Congo (RDC) et en Somalie, estime le ministre.

La Belgique contribuera à la protection des enfants en Centrafrique, en RDC, au Mali, au Nigeria (Boko Haram), en Palestine, au Sud-Soudan, en Syrie et en Irak.