"La 6ème réforme de l'Etat ne peut être un terminus"

Le président du Parlement flamand Jan Peumans (N-VA) a joint samedi sa voix à celle du ministre-président Geert Bourgeois, le premier nationaliste à occuper cette fonction, pour réclamer davantage d'autonomie pour la Flandre, en ce jour de la Fête de la Communauté flamande.

"La 6ème réforme de l'Etat actuellement mise en oeuvre ne peut être le terminus" et la Flandre, en tant que "partenaire le plus fort" dans la construction belge, a "le droit et le devoir d'imposer encore davantage d'autonomie", a-t-il affirmé dans un discours prononcé à l'hôtel de Ville de Bruxelles en présence du gratin du monde politique et socio-économique flamand, mais aussi de représentants du fédéral et des autres entités, francophones et germanophones.

La Flandre a reçu, au fil des ans, des compétences accrues. Selon M. Peumans, les Flamands doivent être "fiers" de cette autonomie croissante. "Nous devons oser exercer ce droit à l'autodétermination avec plus de verve", a-t-il dit.

Et bien que la 6ème réforme de l'Etat décidée sous la dernière législature fédérale ait accru l'autonomie flamande et fait passer le budget annuel de la Flandre de 28 à près de 37 milliards d'euros, elle ne peut être un "terminus", a lancé M. Peumans, qui a, comme M. Bourgeois (N-VA lui aussi) vendredi, plaidé pour une "vraie diplomatie flamande forte".

La fierté et la conscience de ce que l'on est n'empêchent pas une bonne coopération avec les autres entités fédérées et Régions, a poursuivi le président du parlement. "Que du contraire. La reconnaissance des valeurs propres de chacun ne peut qu'améliorer le respect réciproque. Et l'ambition d'une plus grande autodétermination n'est pas non plus incompatible avec l'intégration croissante au sein de l'Union européenne", a-t-il fait valoir.

Selon M. Peumans, l'aspiration à l'autodétermination est un "processus naturel". De surcroît, les "nations constituées naturellement favorisent une Europe libre de conflit. Les régions sont les meilleurs briques dans la construction d'une Europe stable", a-t-il souligné.