"Un accord qui ouvre espoir et optimisme"

"Nous avons réussi! Il y a un accord", qui "ouvre de l'espoir et de l'optimisme pour envisager la relation entre la Grèce et les autres pays européens de manière plus sereine", a commenté lundi matin le Premier ministre belge Charles Michel à l'issue du sommet de la zone euro.

L'accord prévoit que les pays de la zone euro acceptent d'ouvrir des négociations pour un troisième plan d'aide à la Grèce une fois que le pays aura fait preuve de bonne volonté, en mettant en oeuvre rapidement des réformes en matière de TVA, de pensions ou de code de procédure civile.

Les points les plus difficiles lors de la réunion ont porté sur les privatisations. "Il y avait une volonté du gouvernement grec de consacrer une partie des fonds à la croissance, plutôt que de tout consacrer au remboursement de la dette", explique le Premier ministre. Le fonds de garantie des privatisations sera de 50 milliards d'euros, comme le réclamait l'Allemagne, mais selon des calculs très subtils, d'après M. Michel (photo).

Autre pierre d'achoppement: les mesures prises par le gouvernement grec ces derniers mois. "Il ne sera pas question de revenir sur les mesures humanitaires, mais pour les autres, il faudra à tout le moins prendre des mesures compensatoires", a souligné le Premier ministre.

En ce qui concerne la dette, "une porte a été ouverte", estime M. Michel. Si la Grèce applique les mesures auxquelles elle s'est engagée, "il sera possible, à un moment donné, plus tard, de parler de taux d'intérêt ou de prolongation des termes".

Enfin, en ce qui concerne le financement immédiat de la Grèce, "il y a urgence pour assurer les liquidités". Les dirigeants de la zone euro chargent l'Eurogroupe, qui se réunit lundi après-midi, de prendre des décisions.

Enfin, "certains pays voulaient retenir le Grexit" dans l'accord, mais l'hypothèse d'une sortie de la zone euro n'a finalement pas été retenue.

"Nous avons fait le choix de la solidarité", en échange de quoi la Grèce s'est engagée dans un "processus qui implique la garantie de prendre ses responsabilités", s'est réjoui le Premier ministre.