"Si l’union monétaire ne fonctionne pas, retournons aux monnaies nationales"

"Si les pays de la zone euro ne parviennent pas à travailler ensemble autant retourner aux monnaies nationales. Actuellement nous sommes assis entre deux chaises et ce n’est pas une position confortable". C’est Guy Verhofstadt, actuellement président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (groupe ADLE) au Parlement européen qui s’est exprimé ainsi lors de l’émission "Nieuwsuur" sur la NOS, la télévision néerlandaise.

Pour Guy Verhofstadt, la crise grecque a montré que les pays de la zone euro devaient mieux être gérés et mieux travailler ensemble. Il estime que la situation actuelle n’est pas tenable. "Nous devons dire aux gens, c’est l’un ou l’autre. Mais ce que nous faisons actuellement, ne peut pas fonctionner. Nous sommes assis entre deux chaises et ce n’est pas une position confortable".

"La zone euro doit devenir une union monétaire européenne à part entière" ajoute Guy Verhofstadt, "mais il faut qu’il y ait aussi une union politique derrière. Et si l’union monétaire ne fonctionne pas, il ne reste plus qu’une seule alternative, c’est le retour au franc belge, au deutsche mark allemand, au florin néerlandais, à la peseta espagnole ou encore au drachme. "Je fais partie de ceux qui disent, si cela ne fonctionne pas, alors il vaut mieux retourner aux monnaies nationales".
Pour Guy Verhofstadt, les négociations entre les pays de la zone euro en vue d’un nouveau programme d’aide à la Grèce n’auront pas été très positives. « C’est un élément de la politique européenne qui ne devrait pas se produire, des réunions nocturnes entre les ministres des Finances, puis des chefs d’Etat et de gouvernement pour régler les problèmes de la Grèce, cela ne devrait pas arriver dans une union monétaire. S’il y avait une véritable union monétaire cela ne pourrait pas arriver ».