La famille royale assiste au traditionnel Te Deum

En ouverture des festivités de la Fête nationale de ce 21 juillet, le roi Philippe et la reine Mathilde, accompagnés de leurs enfants Elisabeth, Gabriel, Emmanuel et Eléonore, ont assisté à 10h au traditionnel Te Deum célébré en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles (photo principale). Le défilé militaire aura lieu à 16h, sur la Place des Palais, tandis que le feu d’artifice pourra être admiré depuis cette même place dès 23h.
Nicolas Maeterlinck

Outre le roi Philippe, la reine Mathilde et leurs quatre enfants, de nombreuses personnalités politiques assistaient ce mardi matin au Te Deum célébré dans la cathédrale bruxelloise.

Etaient ainsi présents, notamment, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le Premier ministre Charles Michel (photo, au centre) et les ministres fédéraux Kris Peeters, Didier Reynders, Koen Geens et Steven Vandeput. Ce dernier était le seul représentant du parti N-VA. Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon était absent, tout comme le président de la Chambre des représentants Siegfried Bracke. Il n'y avait pas non plus de membre du parti Open VLD.

Il s'agissait du dernier Te Deum de Monseigneur Léonard. Celui-ci a remercié le roi pour son discours, et plus particulièrement son plaidoyer pour les relations vraies entre êtres humains et son appel à la solidarité envers les plus démunis. Une des prières a été consacrée au voeu de mettre un terme à la spirale terroriste.

C’est à 16h que débutera ce mardi le traditionnel défilé militaire et civil (photo d'archives) à l’occasion de la Fête nationale, sur la Place des Palais, en présence des souverains, de membres de la famille royale et de nombreux ministres. Plus d’un millier de militaires belges et étrangers, une septantaine de véhicules et la composante civile y prendront part.

A noter la participation, cette année, de l’unité britannique Household Cavalry Regiment, qui a été invitée à se joindre au défilé. Cette troupe était en effet présente à Waterloo en 1815 - lors de la bataille qui a vu la défaite de Napoléon et dont on vient de célébrer le bicentenaire. Mais elle était aussi sur les fronts d’Europe occidentale lors des deux guerres mondiales.

Feu d’artifice et autres animations

Quant au feu d’artifice tout aussi traditionnel, il sera tiré dès 23h depuis le jardin du Palais des Académies et pourra être admiré depuis la Place des Palais. Quelque 50.000 projectiles devraient illuminer le ciel bruxellois pour un spectacle d’environ 25 minutes.

D’autre part, pendant toute la journée, des animations sont prévues en plusieurs endroits du centre de la capitale. Rue de la Régence, on peut ainsi s’informer sur le travail de la protection civile, de B-Fast (photo) ou la Croix-Rouge dans le Village des services civils de secours.

Un Village Policier est installé sur la Place Poelaert, au pied du palais de justice. La police fédérale y présente ses engins et activités. Un bivouac des parachutistes de la 101e division aéroportée américaine de la Seconde Guerre mondiale est installé dans le Parc royal.

Sur la Place royale, un cockpit d’avion de combat F-16 et des simulateurs de vol attendent les visiteurs, tout comme un Village européen animé par la Commission européenne.

Pourquoi le 21 juillet est-il le jour de la Fête nationale?

La fête nationale a été fixée au 21 juillet par une loi du 27 mai 1890. C'est en effet le 21 juillet 1831 que le premier roi des Belges, Léopold Ier, a prêté le serment constitutionnel.

Après la déclaration d'indépendance de la Belgique en 1830, celle-ci dut se doter d'une constitution et se choisir un roi. La constitution sera une synthèse de ce qui se fait de mieux à l'époque. Le roi sera un prince allemand, oncle de la reine Victoria: Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha (photo).

Une constitution originale

Le pays se choisit un régime. Ce sera une monarchie constitutionnelle. Ses principes seront coulés dans une constitution, élaborée par une commission désignée par le Gouvernement provisoire et votée par le Congrès national le 7 février 1831.

Il s'agit d'une création originale, aux sensibilités à la fois libérales et conservatrices. Preuve de ses qualités, ses principes élémentaires sont toujours en vigueur aujourd'hui, même après plusieurs révisions.

Un prince allemand sur le trône

Finalement, le 4 juin 1831, le prince allemand Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha est élu et accepte le trône de Belgique. Le 21 juillet 1831, il prête serment à Bruxelles. Léopold de Saxe-Cobourg Gotha, oncle de la reine Victoria et général dans l'armée russe, montait ainsi sur le trône de la Belgique indépendante.

Mais le royaume est encore en guerre avec les Pays-Bas et le Roi Léopold 1er dut faire jouer sa diplomatie pour éviter au jeune état de faire les frais d'autres appétits de grands voisins, que ce soit la Prusse ou la France.

Nicolas Maeterlinck