Un Néo-zélandais champion du scrabble francophone

C’est dans l’Aula Magna de l’Université catholique de Louvain (UCL), à Louvain-la-Neuve (Brabant wallon), que se déroulait le 44e championnat du monde de scrabble francophone, dans la catégorie "scrabble classique". A la surprise de tous, la finale a été remportée par le Néo-zélandais Nigel Richards (48 ans), qui ne parle pas un mot de français.

Trois fois champion du monde de scrabble anglophone, le Néo-zélandais Nigel Richards a étudié le dictionnaire francophone du scrabble en neuf semaines à peine. Il ne parle en effet pas un mot de français. 

En finale, le concurrent de 48 ans qui réside actuellement en Malaisie a battu le Gabonais Schélick Ilagou Rekawe. Le Néo-zélandais participera aussi, à partir de mercredi, aux sept manches de la catégorie "duplicate" de ce championnat du monde.

La catégorie "classique" (deux joueurs s'affrontent en vis-à-vis) a mis aux prises 74 joueurs, dont 14 Belges. Les finalistes néo-zélandais et gabonais sont suivis dans le classement par un Béninois, un Tchadien et un Français.

Comprenant également des épreuves "open", ce championnat du monde organisé à Louvain-la-Neuve par la Fédération belge de scrabble réunit environ 800 joueurs. La finale de lundi, après trois jours d'éliminatoires, était diffusée sur grand écran devant près de 200 spectateurs.

Mercredi commenceront les épreuves de "duplicate", au cours desquelles chaque participant dispose de la même grille, un arbitre central tirant les lettres au sort. Sept manches, qui s'étaleront jusqu'à samedi, désigneront le champion du monde parmi près de 300 concurrents. Elles peuvent être suivies sur le site internet www.ffsc.fr.