46% des fonctionnaires bruxellois résident hors de la capitale

Seules 54,4% des personnes qui travaillent pour la Région bruxelloise résident aussi dans la capitale. L’autre petite moitié fait donc quotidiennement la navette. La députée au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, Elke Roex (SP.A), souhaite voir augmenter le nombre de Bruxellois engagés comme fonctionnaires dans la capitale, pour y réduire le élevé taux de chômage.

Les fonctionnaires dont il est question travaillent aux ministères de la Région bruxelloise, auprès des pompiers de Bruxelles et de la société régionale de transports en commun STIB. Mais les chiffres varient nettement en fonction des services publics : la société de transformation de déchets Net Brussel possède ainsi 70% des Bruxellois parmi son personnel, alors que la STIB n’a que 53,6% d’employés résidant dans la capitale.

L’administration régionale et la Commission communautaire commune affichent un pourcentage encore plus bas de personnel bruxellois, soit respectivement 44,8% et 40,3%. Les pompiers ont le moins de collaborateurs issus de la capitale, à savoir seulement 28%. Par contre Atrium, l’agence de la Région capitale qui doit stimuler le développement commercial des quartiers, possède elle 90% d’employés résidant à Bruxelles.

La députée socialiste flamande Elke Roex (photo) regrette ce pourcentage peu élevé de fonctionnaires à Bruxelles qui y résident également. Elle estime que davantage de Bruxellois devraient être engagés comme fonctionnaires dans la capitale. Ce qui réduirait ainsi aussi le taux élevé de demandeurs d’emploi dans la Région. A l’heure actuelle, 20% des Bruxellois n’ont pas d’emploi.

"Si même les autorités de leur propre Région n’engagent plus les Bruxellois, comment peut-on exiger du secteur privé qu’il le fasse ?", questionne Roex.

Elle estime aussi que les services publics doivent davantage refléter leur population. "Actuellement, la politique bruxelloise est en grande partie pensée et appliquée par des gens qui veulent quitter la capitale aussi vite que possible après la fin de leur journée de travail. Ils connaissent donc mal ce qui se passe dans la ville".