"Pour la plupart des gens le tax shift se résumera à une hausse des taxes"

Le président du SP.A John Crombez émet de sérieuses réserves sur le tax shift décidé par le gouvernement fédéral. Selon lui, ce glissement de la fiscalité se résumera, pour la plupart des gens à une augmentation des taxes. Crombez se demande aussi si les réductions des cotisations sur le travail entraîneront bien des créations d’emplois.

Le président des socialistes flamands dénonce en particulier l’augmentation de la TVA sur l’électricité qui passe de 6 à 21%.

"Rien qu’en ce qui concerne l’électricité, la plupart des retraités devront débourser 250 euros en plus" a déclaré Crombez sur la VRT ce jeudi matin.

Il faut savoir que c’est sous le précédent gouvernement, où les socialistes étaient présents que la TVA sur l'électricité a baissé.

"Nous vivons dans un monde étrange : ils suppriment une baisse de la taxe qui était une réussite précisément parce qu’elle était réussie, le promesse d’un allègement fiscal sonne creux."

"Les avantages fiscaux pour les ménages ordinaires d’environ 100 euros par mois ne compensent pas la hausse des taxes et accises", ajoute John Crombez.

"Ces 100 euros net par mois ne concernent que moins d’un ménage sur 6. Les ménages qui ne payent pas l’impôt sur les personnes physiques, les isolés, les pensionnés n’ont absolument aucun avantage, mais par contre devront débourser tous les frais qui sont ajoutés. Les premiers éléments dont nous disposons ne sont pas bons".

Le fait que le gouvernement baisse de 25% les cotisations sociales payées par l’employeur fait aussi froncer les sourcils de John Crombez. Il craint que cette mesure n’entraîne pas de créations d’emplois.

Enfin tout n’est pas si négatif dans cet accord , John Crombez estime que la taxe sur les produits malsains a déjà été tentée par plusieurs gouvernements mais "le fait qu’elle soit introduite maintenant est en soi une bonne chose."
 

"Le gouvernement s'en prend aux travailleurs, allocataires sociaux et familles"

Avec le glissement fiscal ou "tax shift" décidé jeudi, le gouvernement fédéral "s'en prend une fois de plus aux travailleurs, aux allocataires sociaux et aux familles", réagit la FGTB.

Pour le syndicat socialiste, ce tax shift "ne rencontre pas du tout une volonté de justice fiscale".

Pour le syndicat, les 100 millions d'euros qui seront consacrés au soutien du pouvoir d'achat des bas et moyens revenus "ne compenseront nullement l'augmentation de la TVA et des accises."

La FGTB qualifie en outre de "leurre" l'introduction d'un impôt sur les plus-values à partir de 10 millions d'euros.

S'agissant de la baisse des cotisations sociales, la FGTB regrette l'absence d'obligation dans le chef des employeurs en matière de maintien ou de création d'emplois.

"Avec ce gouvernement, les travailleurs devront finir par payer pour avoir un emploi", résume Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, cité dans un communiqué.

Et le secrétaire général du syndicat socialiste de laisser planer le menace d'actions syndicales en concluant que "les travailleurs n'accepteront pas de ne recevoir que des miettes et seront plus que jamais mobilisés pour s'opposer à ces mesures antisociales".