Budget : Satisfaction de la Fédération des entreprises de Belgique

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) s'est dite satisfaite jeudi à l'annonce de l'accord trouvé au sein du gouvernement sur un glissement de la fiscalité sur les revenus du travail vers d'autres sources de revenus, ou "tax shift". "Mais nous attendons de connaître plus de détails pour nous prononcer définitivement", a réagi l'administrateur délégué de la FEB, Pieter Timmermans.

Ce dernier voit "beaucoup d'éléments" qui se trouvent dans le projet de la FEB, "notamment la baisse des charges sur le travail de 33 à 25%".

Mais la FEB sera attentive, dans son évaluation définitive, à deux points-clef. "Tout d'abord, il y a le timing: pour nous, la compétitivité doit d'abord être améliorée, suivie par le pouvoir d'achat", explique Pieter Timmermans.

Cela n’aurait aucun sens d’augmenter le pouvoir d’achat et d’ensuite supprimer des emplois. La baisse des cotisations sociales de 25% est pour nous un bon signal. En second lieu, s'agissant des baisses de charges, la FEB souhaite qu'une attention particulière soit accordée aux bas et moyens salaires.

A vitesse de croisière en 2018, ce glissement fiscal atteindrait 7,2 milliards d'euros. "On ne peut pas dire que ce soit un fait divers", estime Pieter Timmermans.