"Il faut réduire les charges sur les bas salaires pour créer des emplois"

Comeos, la fédération du commerce et des services, a réagi avec une certaine inquiétude à l’égard du tax shift annoncé par le gouvernement fédéral. "Pour les salaires moyens et plus élevés, les cotisations patronales vont être ramenées de 33 à 25%. Mais pour les bas salaires, rien ne change". Or, pour Comeos, "c’est une diminution des charges pour ces salaires qui pourrait créer le plus d’emplois".

"Le gouvernement fédéral a annoncé jeudi que les cotisations patronales vont être ramenées de 33 à 25%", indique Dominique Michel, CEO de Comeos. "Cette mesure ne fait pas une grande différence pour notre secteur qui occupe un grand nombre de travailleurs peu qualifiés. Pour les salaires jusqu’à 1.950 € brut, les cotisations patronales s’élèvent déjà actuellement à 21,89%. On ne sait pas encore si ces cotisations vont également baisser sous l’influence du tax shift".

"Toutes les études montrent qu’une réduction des charges a le plus grand impact si elle se concentre sur les bas salaires. Avec une baisse des charges de 1%, vous créez 1% d’emplois en plus. Par contre, une même diminution pour les salaires plus élevés ne génère que 0,30% d’emplois nouveaux", souligne Dominique Michel.

"Avec 400.000 travailleurs, le commerce est le plus important employeur du secteur privé. Une réduction des charges de 5% pour les bas salaires créerait 20.000 emplois nouveaux rien que dans notre secteur. »

Le tax shift doit aller plus loin que le pacte de compétitivité
Le pacte de compétitivité du gouvernement Di Rupo prévoyait certaines réductions de charges pour les bas salaires. "Pour nous, le tax shift doit aller plus loin que le pacte de compétitivité", insiste Dominique Michel. "Sinon, il risque de rater son objectif, à savoir la création d’emplois."

La hausse de la TVA va créer plus d'inégalité et de précarité

Le réseau flamand de lutte contre la pauvreté met en garde le gouvernement fédéral, "les mesures budgétaires prises conduiront à davantage d'inégalité et de précarité".

Selon ces organisations ce sont les personnes ayant de faibles revenus ou de revenus moyens qui ressentiront le plus l'augmentation de la TVA sur l'électricité.