Moins de Wallons et Bruxellois pour des emplois en Flandre

Les postes vacants dans des professions en pénurie en Flandre sont de moins en moins souvent occupés par des Wallons ou des Bruxellois. Une situation qui inquiète le député Robrecht Bothuyne (CD&V). Se basant sur des réponses fournies par le ministre flamand de l’Emploi, Philippe Muyters (N-VA), il estime que le service flamand pour l’emploi VDAB ne coopère pas suffisamment avec ses équivalents wallon et bruxellois, le Forem et Actiris.

La Flandre manque de personnel qualifié pour occuper certains emplois "critiques" - des professions pour lesquelles on manque tout particulièrement de main-d’œuvre. En 2014, les entreprises flamandes ont adressé 3,5% d'offres d'emplois supplémentaires au service flamand pour l’emploi VDAB (le "Vlaamse dienst voor Arbeidsbemiddeling").

Et pourtant, ce service a fait suivre bien moins d'offres d'emplois à la Wallonie et à Bruxelles, affirme le député flamand Robrecht Bothuyne (CD&V). Selon lui, leur nombre n'a été que de 131.670 en 2014, contre 160.304 trois ans plus tôt. "Cela représente une baisse d'environ 20%", a-t-il souligné dans un communiqué.

L'an dernier, seuls 15.318 Wallons et Bruxellois travaillaient pour des entreprises flamandes. Et donc seule une offre d'emploi sur dix envoyée par le VDAB était satisfaite par ses pendants wallon et bruxellois, en conclut le député social-chrétien. Bothuyne (photo) a appelé le ministre flamand de l'Emploi, Philippe Muyters, à intensifier la coopération avec le gouvernement wallon.

BELGA/VAN ASSCHE

Selon des chiffres de la Commission européenne datant d'avril dernier, 25.000 francophones ont fait, entre 2005 et 2014, le choix d'aller travailler pour des entreprises installées en Flandre.

En dix ans, le nombre de Wallons travaillant dans le nord du pays a augmenté de 42% (15.000 travailleurs supplémentaires pour un total de 49.553), tandis que celui des Bruxellois a bondi de 28% (10.370).