Etude gantoise alarmante sur la qualité de l'air en Afrique et Asie

Des recherches menées dans leur pays d’origine par des étudiants étrangers inscrits à la Faculté des Sciences de bio-ingénierie de l’Université de Gand (UGent), en Flandre orientale, a révélé que la qualité de l’air dans les villes de plus de 10 millions d’habitants est "effroyablement mauvaise" en Asie et en Afrique.

La quantité de formation d'ozone troposphérique dans une rue où il y a beaucoup de trafic automobile à Gand est, par exemple, encore toujours deux fois plus basse que celle mesurée dans un parc à Dhaka, la capitale du Bangladesh.

Dans le cadre de leur thèse de Master en bio-ingénierie, ces étudiants étrangers de l'UGent (photo) ont emmené avec eux dans leurs pays d'origine des instruments de mesure pour analyser la qualité de l'air. Ils se sont rendus au Nigeria (Lagos), au Cameroun (Douala), en Ethiopie (Addis Abeba), au Kenya (Nairobi). Certains en ont fait de même en Asie: au Vietnam (Hanoï), en Thaïlande (Chiang Mai), au Bangladesh (Dhaka) et aux Philippines (Manille).

Les échantillons d'air, prélevés tant dans des rues très empruntées que dans des parcs, ont ensuite été ramenés et analysés en Belgique.

"La formation d'ozone troposphérique la plus importante a été mesurée dans une rue au trafic automobile important de Dhaka (photo archives) - soit 2.200 µg/mètre cube. Cette valeur est respectivement trois et quatre fois plus élevée que celles que les étudiants ont constatées dans des artères similaires de Hanoï et de Manille. La quantité de formation d'ozone troposphérique d'une telle rue à Gand est encore toujours deux fois plus basse que celle que l'on rencontre dans un parc de Dhaka, où elle atteint 300 µg/mètre cube", indique lundi l'université gantoise.

L'ozone troposphérique, que l'on trouve dans la couche inférieure de l'atmosphère, est nocif pour la santé de l'homme, de la faune et de la flore.

AP2014

Prise de conscience

Les scientifiques qui ont pris part à cette recherche espèrent que le relevé de la pollution atmosphérique sera une première étape dans la prise de conscience publique de cette pollution, et qu’elle mènera à l’introduction de mesures pour améliorer la qualité de l’air aussi dans les pays en voie de développement.