Colruyt lance un projet pilote pour réduire les files

Dans l’une des filiales de magasins du groupe de supermarchés belge Colruyt, les clients reçoivent actuellement des réductions ou des points sur leur carte de fidélité supplémentaires lorsqu’ils font leurs courses pendant les heures creuses, où il y a moins de monde. Un projet pilote original - lancé en collaboration avec la Fédération belge du commerce et des services Comes et la société régionale de transports en commun De Lijn - pour voir s’il est ainsi possible d’étaler davantage sur la journée la fréquentation des supermarchés, indiquent les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

Un pourcentage important des consommateurs font leurs courses aux mêmes moments de la journée, voire de la semaine. Surtout en début de soirée, après la sortie des bureaux, ou le samedi. Les parkings de supermarchés sont alors bondés et les files aux caisses interminables.

En juin dernier, la chaîne de supermarchés Colruyt a lancé un projet pilote dans l’une de ses filiales, dans le cadre duquel elle accorde à un nombre limité de clients des réductions supplémentaires ou des points en plus sur leur carte de fidélité lorsqu’ils font leurs courses en dehors des heures d’affluence.

Les clients qui viennent chercher des commandes passées à l’avance reçoivent une réduction de 4,5 euros sur le coût du service.

Un projet pour diversifier aussi la mobilité

Cette expérience s’inscrit dans une étude plus large à laquelle prend également part l’Institut flamand pour la Mobilité, la société régionale de transports en commun De Lijn, la Fédération belge du commerce et des services Comeos et l’Union des cyclistes. Le but est d’examiner s’il est possible d’encourager les consommateurs à étaler sur la journée la fréquentation des supermarchés et de s’y rendre de préférence en bus ou à vélo.

A l’heure actuelle, deux tiers des Flamands prennent la voiture pour aller faire leurs courses. Souvent même si le supermarché se trouve à moins d’un kilomètre de leur habitation. Une série d’idées seront étudiées au cours des prochains mois pour voir si des changements peuvent être encouragés.

"Un supermarché peut par exemple promouvoir lui-même des moyens de transport alternatifs, par exemple en mettant à disposition des clients des paniers pour les vélos, avec lesquels ils peuvent transporter des bouteilles d’eau ou un casier de boissons. D’autre part, un supermarché peut donner des réductions sur des produits - ou des points de fidélité supplémentaires - aux clients qui font leurs courses à des heures creuses. Et puis des panneaux placés à l’entrée des magasins et indiquant les heures de plus grande affluence peuvent permettre d’éviter que nous fassions tous nos courses au même moment", précise Johan Boonen de l’Institut flamand pour la Mobilité.

Le projet pilote se poursuivra jusqu’au mois de juin 2016. Les résultats seront ensuite évalués et devraient alors révéler s’il est possible de convaincre suffisamment de clients de faire leurs courses aux heures creuses.