Duo d’architectes belgo-portugais pour le crématorium d’Evere

L’architecte portugais Eduardo Souto de Moura (photo principale), qui bénéficie d’une reconnaissance internationale, et son collègue belge Jean-Christophe Mathen ont été choisis pour concevoir le nouveau crématorium de la commune bruxelloise d’Evere, qui devrait ouvrir ses portes au milieu de l’année 2017. L’information a été confirmée par Xavier Godart, directeur de l’intercommunale Crématorium de Bruxelles. Actuellement, la Région capitale n’a qu’un seul crématorium, situé à Uccle, qui ne parvient plus à satisfaire à la demande croissante de crémations.
AP2011

L’architecte portugais Souto De Moura avait déjà conçu, avec Sum Project, le crématorium "Uitzicht" à Courtrai (Flandre occidentale). Le projet proposé par Souto de Moura et le bureau d'architectes de Jean-Christophe Mathen, du Brabant wallon, a été choisi parmi 47 candidatures.

Le nouveau crématorium, qui doit être construit au cimetière d'Evere, comprendra deux fours, deux salles d'accueil et deux salles de cérémonies. A terme, un troisième four pourrait être ajouté.

Actuellement, le seul crématorium de la Région de Bruxelles-capitale est celui d'Uccle. Cette année, il devrait accueillir 5.400 crémations, selon les estimations. Comme il est difficilement accessible pour les habitants du nord de la ville, et étant donné l'augmentation de la demande de crémations, la création d'un deuxième site de ce type a été jugée nécessaire.

Le projet d'un nouveau crématorium dans le nord de Bruxelles traine depuis des années. En 2013, une "première pierre" symbolique avait déjà été posée, pour une ouverture alors prévue... en 2015. Le dossier a ensuite été retardé, notamment à cause d'un contentieux entre la commune et des familles au sujet du déplacement de tombes.

L'investissement est estimé à 4,4 millions d'euros, dont la moitié sera fournie par l'intercommunale. Pour l'autre moitié, elle compte sur des subsides de la Région bruxelloise.

Les crématoriums de Flandre ont une capacité suffisante

Une étude réalisée par l’Agence flamande des Affaires intérieures indique que la capacité des crématoriums en Flandre - actuellement au nombre de 9, ce qui représente 33 chambres de crémation - est suffisante, même pour l’avenir. Cette conclusion va à l’encontre de l’alarme sonnée la semaine dernière par les crématoriums, qui affirmaient craindre de ne plus pouvoir faire face à la demande croissante de crémations. Cette pratique funéraire gagne en effet en popularité face à l’inhumation.

C'était principalement le cas du crématorium de Courtrai, qui disait redouter de devoir refuser des demandes à partir de la fin de l'année. Mais une étude réfute donc cette crainte.

Entre 2007 et 2014, le nombre de crémations en Flandre est passé de près de 30.000 à environ 39.000 par an. Une nouvelle augmentation, à 48.000 par an, est attendue d'ici 2020, voire à 60.000 en 2050.

Les 39.000 crémations enregistrées en 2014 représentent une moyenne de 3,85 par chambre et par jour. Ce qui est en-dessous de la capacité maximale de 7 crémations par chambre et par jour, ajoute l'étude réalisée à la demande de la ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA).

Des projets de nouveaux crématoriums existent à Lommel (Limbourg), Alost (Flandre orientale) et Ostende (Flandre occidentale), qui permettraient à partir de 2018 de porter à 40 le nombre de chambres de crémation, soit une capacité de 48.360 crémations annuelles ou 3,94 par jour et par chambre de combustion.