Un professeur de la VUB fait une recherche en Antarctique

Nathalie Pattyn, professeur de psychologie biologique à l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB), mène actuellement une recherche sur la station britannique Halley, en Antarctique. Elle y étudie les comportements des personnes dans un milieu isolé, dans le but de comprendre comment mieux aborder à l’avenir de longs vols spatiaux.

La recherche est menée pendant l'hiver austral, dans un simulateur de vol spécialement conçu pour la recherche, a précisé la VUB. Les conditions dans la station Halley sont semblables à celles d'un long voyage spatial: l'équipage est coupé du monde, sans lumière du jour et vit en petit groupe.

L'expérience cherche à déterminer si les astronautes sont capables de tenir pendant neuf mois d'hiver, dans un isolement total et sans lumière naturelle.

La station de recherche Halley peut accueillir en temps normal jusqu'à 52 personnes. Mais pendant l'hiver austral, où les températures descendent jusqu'à -50 degrés Celsius, voire davantage, celle-ci est plongée pendant plus de quatre mois dans l'obscurité.

Recherche au Pôle Nord aussi

Une expérience similaire a également lieu sur Concordia, une station franco-italienne située au Pôle Nord. Contrairement à Halley, cette station est située à 3.200 mètres d'altitude. "Nous pourrons ainsi comparer les données de Halley et de Concordia et étudier les effets de l'hypoxie et du manque d'oxygène sur l'isolement et le confinement", précise le Dr Nathalie Pattyn.

L’hypoxie désigne l’inadéquation entre les besoins tissulaires en oxygène et les apports en oxygène. Les scientifiques étudient également les réactions de l'organisme au manque de lumière, et ses conséquences sur l'activité physique, l'horloge biologique et le rythme de sommeil.

Les résultats de l'étude pourraient être utilisés pour préparer des vols spatiaux de plus en plus long, notamment vers la planète Mars.