L’avenir des bornes d’appel d’urgence ne tient qu’à un fil

Les bornes oranges que l’on trouve tous les 2 kilomètres sur les autoroutes de Flandre (comme dans les autres Régions du pays) coûtent beaucoup d’argent aux autorités régionales et sont encore à peine utilisées pour les appels d’urgence, depuis le recours généralisé au GSM. Le gouvernement flamand envisage donc de les enlever, pour faire d’importantes économies. Mais pas tout le monde estime que c’est une bonne idée.

On trouve à l’heure actuelle encore quelque 1.350 bornes d’appel d’urgence le long des autoroutes de Flandre. Leur entretien coûte aux autorités régionales au moins 800.000 euros par an. Et cela alors que l’an dernier seuls un peu plus de 3.000 appels ont été donnés depuis une borne orange. Ce qui signifie, si on veut, que chaque appel a coûté environ 250 euros.

En raison de l’utilisation de moins en moins courante de ces bornes - à l’heure où la possession et l’utilisation du GSM se généralise -, le gouvernement flamand a opté en juillet dernier pour une suppression progressive des bornes.

"Chaque borne d’appel d’urgence coûte plus de 600 euros par mois, rien que pour son entretien", expliquait le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA). Mais il n’est pas encore clair quand les bornes devraient définitivement disparaître du paysage autoroutier flamand.

L’organisation de mobilité Touring n’est cependant pas favorable à la suppression totale des bornes oranges. "Elles ont certainement leur utilité". Par exemple si un automobiliste en détresse a oublié son GSM ou que les batteries de celui-ci sont à plat. "Et puis les bornes sont importantes pour pouvoir immédiatement repérer l’endroit d’où vient l’appel d’urgence", précisait Danny Smagghe, porte-parole de Touring.