Des policiers anversois équipés d'armes à létalité réduite

La police locale d'Anvers disposera d'armes pouvant tirer des balles de peintures ou de projectiles de spray au poivre dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Ces nouvelles armes doivent servir à neutraliser des suspects sans risquer de les tuer.

La menace terroriste et le fait que le bourgmestre d’Anvers Bart De Wever (N-VA) soit l’homme le plus menacé du pays a donné lieu à des changements au sein corps de police de la métropole.

Des unités de réaction rapides ont été crées après les attentats contre le magazine Charlie Hebdo au début de l'année à Paris.

Ces unités, composées de trois agents très entraînés, circuleront en voiture banalisée à partir de septembre prochain. Enfin de nouvelles armes ont été commandées.

Les quatre FN 303 commandés par la police locale d'Anvers sont destinées à ces unités de réaction rapides. Ces armes semi-automatiques, uniques en Belgique, tirent des projectiles en plastique contenant de la peinture ou du spray au poivre.

La police d'Anvers sera la première à utiliser ce type d'arme qui sert à neutraliser des suspects sans risquer de les tuer. Ces armes peuvent aussi être utilisées lors d’une intervention dans une foule.

Toutefois ces armes ne sont pas totalement inoffensives. Le quotidien Gazet van Antwerpen fait référence à un incident qui s’est déroulé à Boston aux Etats-Unis au cours duquel une jeune fille de 21 ans avait été touchée à la tête et grièvement blessée par un projectile tiré par un FN303.

Enfin les agents anversois seront aussi équipés d'un nouveau type de gilets pare-balles plus perfectionnés, de casque à l’épreuve des balles et d’une version améliorée des armes semi-automatiques qu’ils utilisent actuellement.

"Il ne s'agit pas d'une première, mais d'une extension de notre arsenal existant"

La police locale d'Anvers ne sera pas la première en Belgique à adopter les lanceurs FN 303 pouvant tirer des balles de peinture ou des projectiles de spray au poivre, a précisé lundi son porte-parole, réfutant une information parue dans Het Gazet van Antwerpen.

"Il y a manifestement eu un malentendu, car il ne s'agit pas d'une première, mais de l'extension de notre arsenal existant", ajoute-t-il.

"Notre équipe spéciale d'intervention emploie ce type d'armes depuis quelques années déjà, à l'instar d'autres zones de police en Belgique".

La seule nouveauté concernant ces armes est qu'elles seront utilisées par des "unités de réaction rapide" à partir du 1er septembre.

Ces unités sont des équipes spéciales d'intervention qui ont la particularité de pouvoir se rendre immédiatement sur place lors d'un incident impliquant, par exemple, des personnes au comportement agressif, des courses poursuites ou des évacuations.

"Les FN 303 doivent servir à neutraliser des suspects sans risquer de les tuer et ce, uniquement dans des circonstances bien définies", explique le porte-parole de la police d'Anvers, en évoquant notamment des cas de violence intrafamiliale.

Il n'existe par ailleurs pas de lien entre la création de ces unités de réaction rapide et l'attentat contre le magazine Charlie Hebdo en début d'année à Paris, comme l'avançait Het Gazet van Antwerpen.

"Si cela avait été le cas, nous aurions prévu des équipements plus lourds", conclut le porte-parole.