Face à l’afflux de migrants, Fedasil va engager du personnel

La direction de l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile affirme vouloir engager au plus vite 130 nouveaux employés, pour faire face à l’afflux actuel des migrants, qui frappe toujours plus nombreux à sa porte. Elle réagit ainsi à une action menée par le syndicat chrétien Services publics ce mercredi à Bruxelles (photo principale), pour dénoncer l’absence de recrutement par Fedasil malgré la pression de travail qui pèse sur son personnel face à l’afflux d’immigrés.

D’après Mieke Candaele, la directrice communication de l'agence, Fedasil s'est lancée dans une procédure de recrutement de 130 nouveaux employés, qui seront embauchés aussi rapidement que possible.

"Nous sommes conscients de la pression que subit le personnel de Fedasil et de ses conditions de travail difficiles. Actuellement, nous mettons tout en œuvre pour engager 130 nouveaux employés aussi vite que possible et les syndicats le savent très bien. Seize employés travaillent au dispatching, dont trois engagés au cours des dernières semaines. Les entretiens ont déjà commencé pour en recruter trois nouveaux dans les semaines qui viennent. Quand les syndicats disent que les renforts n'arrivent pas, c'est faux", précisait Candaele.

"Pour les emplois à pourvoir le plus rapidement, nous puisons dans notre réserve de candidatures pour pouvoir lancer les procédures rapidement. Mais il faut rester réaliste, la publication des annonces d'emplois, la sélection, les entretiens et la signature des contrats prend un certain temps. On ne peut pas engager tout le monde du jour au lendemain", concluait Mieke Candaele.

Personnel dépassé par les événements

Ce mardi, on apprenait que le personnel de Fedasil est totalement exténué, en raison de l’afflux quotidien de réfugiés qui doivent s’y faire enregistrer. Des centaines de demandeurs d’asile se présentent depuis des semaines maintenant au dispatching de l’Agence fédérale à Bruxelles, à la recherche d’un endroit pour dormir.

La salle d’attente, qui peut accueillir 200 personnes, se remplit ainsi d’au moins 300 personnes. Le personnel affirme ne plus pouvoir tenir le coup sans renfort de nouveaux collaborateurs.

La question devrait être discutée au conseil des ministres du 28 août, mais le syndicat CSC estime que le personnel ne pouvait pas attendre aussi longtemps. "Les demandeurs d’asile sont désespérés. On leur fait de belles promesses, mais la réalité est bien différente", précisait le syndicat chrétien.