Les bovins Blanc bleu belge intéressent le Liban

Une trentaine de jeunes taureaux de la race bovine Blanc bleu belge, destinée à la production de viande, quittaient ce mercredi le marché de Ciney (province de Namur), à destination d’une étable d’engraissement au Liban. C’est ce qu’annonçait la Fédération nationale du commerce de bétail dans un communiqué. L’exportateur wallon Benoit Jaco espère pouvoir envoyer à terme 70 bêtes tous les mois au Liban.

Pour ce secteur en crise, l'exportation vers le Liban pourrait ouvrir de nouvelles perspectives.
"Nous avons été contactés par des personnes du Liban, où la demande pour les produits nobles augmente", expliquait Benoît Jaco, éleveur de bétail. Les 30 bêtes envoyées mercredi partiront par bateaux. Elles seront engraissées et abattues au Liban.
 

Le pays n'est pas autosuffisant et doit importer près de 70% des produits alimentaires, indique Brussels Invest & Export dans un rapport sur le sujet. "Les consommateurs libanais apprécient les produits européens."

"Le changement des mœurs alimentaires est une tendance de fond en Belgique", explique Benoît Cassart, secrétaire général de la Fédération nationale du commerce de bétail (FNCB). La consommation de viande bovine en Belgique est en effet en baisse depuis une dizaine d'années, de 20 kilos par an et par personne en 2002 à 18 kilos en 2012, d’après la Fédération belge de la viande FEBEV.

Recherche de nouveaux marchés

"En outre, le bœuf subit de plus en plus la concurrence de la volaille et du porc, dont le prix a énormément diminué à la suite de l'embargo russe", poursuit Benoît Cassart.

Exporter vers des destinations hors-Europe constitue donc un nouveau débouché pour le secteur. "Le seul moyen efficace d'encourager les producteurs et d'apporter une solution à leur trésorerie est l'exportation."

Cependant, avant de pouvoir exporter, des accords sanitaires doivent être conclus entre les pays et les agences de sécurité alimentaire ou services vétérinaires. Une fois cette difficulté dépassée, il reste à s'assurer que les clients sont crédibles et paieront réellement leurs factures, précisait Benoît Jaco, qui prospecte déjà dans d'autres pays du Moyen-Orient.